Rapport du vérificateur: le maire Sévigny apporte des nuances

Bernard Sévigny... (Archives La Tribune, Frédéric Côté)

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Bernard Sévigny

Archives La Tribune, Frédéric Côté

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(SHERBROOKE) C'est avec prudence et ouverture que le maire Bernard Sévigny reçoit le rapport du vérificateur général. Il n'était toutefois pas en mesure, mardi, de confirmer ou d'infirmer certaines hypothèses, souhaitant même apporter quelques nuances.

« Je le reçois de façon constructive. Le rôle du vérificateur, c'est d'optimiser. On prend acte des recommandations et nous verrons avec les services comment nous pourrons y répondre. Je n'ai pas toutes les réponses, mais dans certains cas, il y a peut-être des nuances à apporter », a-t-il commenté.

N'est-il pas inquiétant pour les citoyens de penser que la Ville échappe des subventions qui diminueraient le coût de certains travaux? « Échapper des subventions? Il faut voir. Il y a un niveau de complexité là-dedans. Il y a des choix qui sont faits par nos services. Est-ce que les choix sont toujours les plus judicieux? Probablement pas. Le cas échéant, il faudra s'ajuster s'il y a matière à aller chercher plus de subventions. Est-ce que les informations qui étaient disponibles nous permettaient de croire qu'il valait la peine de mobiliser des ressources pour monter un dossier? Une demande de subvention ça ne se monte pas en trois heures. »

M. Sévigny a hésité à lancer la pierre à ses fonctionnaires, notamment au sujet des 3 M$ que la Ville aurait pu laisser filer en matière de pavage. « Quand on prend une décision, on la prend à la lumière d'une information qu'on a. Est-ce que les fonctionnaires du ministère nous ont donné une réponse à nous et qu'un autre fonctionnaire a donné une réponse différente au vérificateur? Il faut vérifier. Avons-nous eu toute l'information? C'est pour ça que c'est un peu plus complexe que de dire qu'on perd notre temps et que nos gestionnaires ne font pas le travail.

« Nous ne déposons pas tous les projets de façon systématique dans tous les programmes de subvention. Ça prendrait beaucoup de monde pour faire ça. Souvent on sait que l'enveloppe serait épuisée pour notre projet et on tient compte de ça. Est-ce que le vérificateur est au courant de toutes ces informations? Peut-être pas. »

Bernard Sévigny veut aussi nuancer quand il est question des policiers. « Les temporaires permanents, qui travaillent 40 heures par semaine parce qu'ils font des remplacements, il y en a 20. Il faut savoir que nous avons plus de 200 policiers. Il y a des gens qui prennent des vacances. Nous n'avons pas le choix et c'est prévu dans la convention collective. À partir du 21e, il est sur appel. »

Les élus et le vérificateur décideront au cours des prochaines semaines des priorités pour l'année à venir.

Sera-t-il question des organismes paramunicipaux, comme le réclament quelques conseillers? « Il faudrait voir si c'est LA priorité. Il y a d'autres services qui sont en transition. Est-ce qu'on saisira cette opportunité pour faire des vérifications dans d'autres services? À ce moment-ci, je ne pourrais pas répondre. »

jonathan.custeau@latribune.qc.ca

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