Les professeurs de Champlain protestent eux aussi

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(SHERBROOKE) Sorties d'étudiants supprimées, réduction des services psychologiques... C'est au tour du Syndicat des professeurs du Collège Champlain de Lennoxville de dénoncer les coupes en éducation.

Vice-président du Syndicat, Julien Lacombe explique que les administrateurs ont réussi à limiter les dégâts, mais les effets se font tout de même sentir. Il cite la réduction des services psychologiques depuis l'an passé, et cette année, les sorties extérieures ont été coupées complètement.

Un professeur de géographie qui emmenait ses élèves sur le terrain ne pourra plus le faire. « Ça, c'est du passé! » lance M. Lacombe. En revanche, nuance-t-il, une sortie qui ne coûte rien pourra avoir lieu. L'offre de cours en musique a aussi été réduite, et la pièce de théâtre de fin d'année n'aura plus lieu.

Le directeur général du Collège Régional Champlain (CRC), Kenneth Robertson, indique que l'institution avait réussi tant bien que mal à ne pas toucher aux services aux élèves, mais avec six coupes en six ans dans le réseau, on en est arrivés là. « C'est dur pour tout le monde. On essaie de trouver d'autres façons... » commente celui qui est responsable des trois campus de l'établissement (Lennoxville, St-Lambert et St-Lawrence).

Avec la compression pour 2015-2016, M. Robertson évalue que les coupes budgétaires totalisent près de 4,4 M$ dans les trois campus du Collège régional Champlain (CRC).

Le campus de Lennoxville compte 1200 étudiants et environ 120 professeurs. La clientèle est stable depuis quatre ans.

L'institution adoptera son budget pour l'année financière le 23 septembre.

Inquiets de la situation du réseau collégial, les professeurs du CRC de Lennoxville ont eux aussi pris part à l'événement « Le premier septembre, je protège mon école publique », la semaine dernière, en faisant une chaîne devant l'établissement lennoxvillois. M. Lacombe insiste : la participation des professeurs n'avait rien à voir avec les négociations en cours, mais bien avec les coupes dans le réseau des cégeps.

« Il est temps de stopper l'hémorragie et de sauver notre réseau public d'éducation », plaide l'instance syndicale.

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