Deux chantiers majeurs menés par des femmes à Sherbrooke

La gérante du projet au ministère des Transports... (IMACOM, Jessica Garneau)

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La gérante du projet au ministère des Transports du Québec (MTQ), Nathalie Côté, et l'ingénieure responsable de la surveillance de chantier du MTQ, Estelle Pelletier.

IMACOM, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) Les deux chantiers majeurs de construction d'infrastructures routières à Sherbrooke sont menés par des femmes.

Si par le passé, la construction de route était traditionnellement associée aux hommes, les chantiers de prolongement de l'autoroute 410 et de construction de l'axe Portland-René-Lévesque sont dirigés par les ingénieures Estelle Pelletier, Nathalie Côté et Julie-Michelle Fortin.

À la faculté de génie civil de l'Université de Sherbrooke, le nombre d'hommes dépasse encore largement celui des femmes. En 2014, 101 femmes étaient inscrites à l'un des trois cycles universitaires comparativement à 383 hommes. Au premier cycle, sur les 333 étudiants inscrits au baccalauréat, il y avait 69 femmes pour 264 hommes.

Sur les deux chantiers majeurs à Sherbrooke, ce sont cependant les femmes qui s'imposent.

L'ingénieure en surveillance de chantier au ministère des Transports du Québec (MTQ) Estelle Pelletier ne croit pas qu'il y ait une différence entre le fait qu'elle soit une femme sur un chantier de construction de route.

«Chacun établit son rôle sur le chantier. Lorsqu'il y a du professionnalisme, le respect s'établit facilement», estime Estelle Pelletier.

«L'expertise est revenue à l'intérieur du ministère au cours des dernières années. Tout le monde est gagnant là-dedans», explique la gérante du projet de prolongement de la 410, l'ingénieure Nathalie Côté du MTQ.

Un travail d'équipe

Les deux femmes soulignent l'importance du travail de chacun des maillons de leur équipe dans le projet de prolongement de la 410.

«Nous sommes une équipe assez jeune, mais nous sommes bien coachées. Il y a un beau transfert d'expertise», indique Nathalie Côté.

Les trois ingénieurs s'entendent pour dire qu'ils vivent une chance inouïe à travers ces projets majeurs de construction d infrastructures routières.

«C'est très différent d'avoir la chance de bâtir en neuf que de participer à des projets de réfection», soutient Julie-Michelle Fortin à la Ville de Sherbrooke.

«C'est une chance de pouvoir mener des chantiers de cette envergure à l'interne. Nous avons une équipe importante qui y a travaillé. Sans compter que le chantier est situé près de la ville, alors nous pouvons régler les problèmes rapidement sur le terrain», mentionne Estelle Pelletier.

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