Un candidat indépendant dans Sherbrooke

Benoit Huberdeau est coordonateur de stages depuis 2004... (Imacom, René Marquis)

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Benoit Huberdeau est coordonateur de stages depuis 2004 à l'Université de Sherbrooke et actuellement en année sabbatique. Il s'implique bénévolement auprès de Moisson Estrie.

Imacom, René Marquis

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) La circonscription de Sherbrooke aura un candidat indépendant aux élections du 19 octobre. Benoit Huberdeau s'amène dans la campagne avec un discours à contre-courant des partis traditionnels, et des projets axés sur la communauté.

«Je ne me reconnais pas dans les partis. J'ai peut-être des affinités avec le Bloc québécois ou avec le Parti vert, mais la dynamique causée par les chicanes éternelles entre les partis ne me rejoint pas du tout. Je préfère assumer entièrement ce que j'avance et si je fais une erreur de parcours, je ne voudrais pas être rabroué par un chef. Je ne serais pas à l'aise dans le carcan d'une ligne de parti», explique M. Huberdeau, qui se dit bien conscient de la difficulté de convaincre les électeurs de donner leur vote à un candidat indépendant. «Je ne suis pas André Arthur!»

N'empêche que l'employé de l'Université de Sherbrooke actuellement en année sabbatique espère apporter sa contribution au débat.

Pour côtoyer de près la pauvreté en tant que bénévole à la banque alimentaire Moisson Estrie et à la soupe populaire du samedi de l'Armée du salut, Benoit Huberdeau fait du gaspillage alimentaire son premier cheval de bataille. «On perd notre temps à tenter de réinventer la société si une frange de la population n'a rien à se mettre dans le ventre! La solution existe et elle est fort simple : il faut imposer le détournement des denrées encore comestibles vers les banques alimentaires du pays. Cette action aura un effet immédiat sur la santé publique, l'éducation, l'itinérance et l'environnement. Nous n'avons aucune raison de ne pas agir. La lutte contre la pauvreté commence là», fait-il valoir sur son premier blogue de campagne.

L'électrification des transports et la réduction des gaz à effet de serre le préoccupent aussi, à l'heure où les solutions sont connues et où les services au volant n'ont ironiquement jamais été aussi populaires.

Enfin, il lance l'idée d'abolir l'impôt sur le revenu des particuliers pour le remplacer par différentes taxes à la consommation et par une formule de partenariat communautaire-privé par lequel les entreprises seraient tenues de s'associer à un OSBL et de verser un pourcentage de leur masse salariale dans un «fonds» destiné entre autres à l'éducation et à la santé. «Ça dynamiserait le milieu communautaire et ça permettrait un allégement incroyable de la fiscalité et de la bureaucratie», se plait-il à rêver.

Benoit Huberdeau n'aura pas de local de campagne ni de personnel électoral. Il ne sollicitera pas de dons, mais il fera un affichage discret, respectueux des valeurs écologiques. Le porte-à-porte se résumera dans son cas à une tournée des organismes communautaires qui sont déjà sensibles à son message, constate-t-il.

«Je ne fais pas la campagne pour gagner, mais si je peux influencer ne serait-ce qu'une personne ou une entreprise avec mes idées, je serai bien content. Ma priorité absolue, c'est la collectivité, et ce que je propose, ce sont des actions qui, à mon point de vue, méritent d'être discutées pour elle.»

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