Plus d'admissions malgré la hausse des frais aux étudiants français

La hausse des droits de scolarité touchant les étudiants français de premier... (Imacom, René Marquis)

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(SHERBROOKE) La hausse des droits de scolarité touchant les étudiants français de premier cycle ne semble pas affecter, selon des données préliminaires, la capacité de recrutement de l'Université de Sherbrooke.

L'institution, qui avait des craintes pour le recrutement de cette clientèle, enregistre une légère hausse du nombre de nouveaux étudiants français admis au total. Les réels impacts pourraient toutefois se faire sentir plus tard.

Ainsi, à la session d'automne 2015, l'UdeS compte 263 « nouveaux étudiants » français, comparativement à 243 l'an passé à la même période. On parle ici des étudiants qui ont été touchés par la hausse des droits de scolarité décrétée par le gouvernement Couillard, c'est-à-dire les étudiants français qui commencent un programme universitaire de premier cycle.

Ces derniers sont classés en deux catégories : les étudiants réguliers, qui choisissent leur université, et les étudiants provenant d'échange, issus de partenariat entre universités.

Les étudiants réguliers ont subi une baisse par rapport à l'année passée. Ils étaient 32 l'an passé, ils sont maintenant 14 au régulier.

« La situation n'est pas aussi catastrophique qu'on pouvait s'y attendre », commente la vice-rectrice aux études de l'UdeS, Lucie Laflamme. Elle rappelle du même coup que les étudiants internationaux au premier cycle, tout pays confondu, représentent 4 % de la clientèle. Les étudiants français représentent tout de même une proportion importante de l'effectif étudiant. Au premier cycle, ils constituent 56 % des étudiants internationaux.

Rappelons qu'une entente avec la France permettait aux étudiants français de payer les mêmes droits de scolarité que les Québécois, soit une somme d'environ 2300 $ pour une année. En vertu d'un nouvel accord entre la France et le Québec, les étudiants français qui s'inscrivent à un programme de premier cycle doivent maintenant payer les mêmes tarifs que les étudiants canadiens non-résidents du Québec, ce qui représente environ 6650 $. Les étudiants français de deuxième et de troisième cycles ont été exemptés de cette majoration.

Radio-Canada révélait plus tôt cette semaine que plusieurs universités de la province ont connu des baisses importantes de leurs étudiants français avec l'augmentation des droits de scolarité.

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