Grabuge dans les autobus de la STS: la navette pour étudiants de retour

La navette de la Société de transport de Sherbrooke (STS) qui relie... (Archives La Tribune, Julien Chamberland)

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(SHERBROOKE) La navette de la Société de transport de Sherbrooke (STS) qui relie l'Université de Sherbrooke et le centre-ville les jeudis soir effectue un retour en même temps que la rentrée scolaire. Les chauffeurs de la STS n'ont pas pour autant échappé aux humeurs des fêtards dans les dernières semaines, une situation à laquelle l'Université de Sherbrooke a été prompte à réagir.

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Bruno Vachon

Archives La Tribune, Frédéric Côté

Rappelons qu'à la suite du ras-le-bol des chauffeurs de la STS, qui se disaient excédés par le comportement des étudiants ivres sur les trajets 8 et 14, le jeudi soir, il avait été établi de mener un projet-pilote l'automne dernier. Un autobus portant la mention «spécial» assurait la liaison entre le campus principal et la station du Dépôt avec un seul arrêt en chemin, au coin des rues Galt et de l'Université. Un agent de Garda en civil était présent à l'intérieur pour assurer l'intégrité du chauffeur. Les trajets se tenaient entre 20 h et 23 h 30. L'expérience s'est poursuivie l'hiver et le printemps derniers avec succès.

«La navette a été remise en route sur le même principe qu'au printemps dernier. Ce n'est pas la STS qui paie la facture. C'est à la Fédération étudiante de l'Université de Sherbrooke (FEUS) et à l'Université de s'occuper du financement. Nous prolongerons l'essai tant et aussi longtemps que ça se déroulera bien. Il n'y a pas de raisons de l'enlever», mentionne le président de la STS Bruno Vachon.

Le Regroupement des étudiants de maîtrise, diplôme et doctorat contribue également au financement. Les cotisations étudiantes n'auraient pas été majorées en lien avec cette dépense.

M. Vachon hésite à parler d'une mesure permanente, mais ne voit aucune raison de l'interrompre. Nicolas Godin, porte-parole de la FEUS, rapporte que le projet est là pour rester.

Quelques épisodes de tumulte

Le président du syndicat des chauffeurs de la STS, Jean-Pierre Guay, est heureux du retour de la navette. Il déplore par ailleurs quelques épisodes de tumulte dans les véhicules de la STS pendant la période des initiations. «Des chauffeurs m'ont mentionné des problèmes avec des étudiants en état d'ébriété. Ça criait et ça chantait dans les autobus. J'ai contacté la STS pour voir si l'Université pouvait remettre la navette en fonction pour la rentrée.»

«Ça fait des années que les initiations finissent en beuveries.»


M. Guay ne rapporte pas la même ampleur de brasse-camarade que par les années passées. «Il n'y a pas eu d'agressions physiques, mais une chauffeuse a eu à faire venir la police parce que la situation devenait hors de contrôle.»

Nicolas Godin, lui, n'a été mis au courant d'aucun rapport d'incident provenant de la STS.

Jean-Pierre Guay se dit satisfait de l'intervention rapide de l'Université. «Le mardi, mercredi et jeudi de la semaine suivante, la navette était en fonction. Je n'ai pas entendu parler de problèmes depuis. Si on n'avait pas parlé, on aurait enduré la situation pendant quelques semaines. Nous n'aurions pas dû avoir à nous plaindre. Ça fait des années que les initiations finissent en beuveries. C'est très désagréable pour les chauffeurs, mais aussi pour les clients réguliers.»

Le président du syndicat des chauffeurs se souvient d'un épisode où des étudiants avaient dangereusement fait tanguer un autobus. «Cette année, nous ne sommes pas allés à l'extrême et j'espère que ça restera comme ça. Il y a une amélioration grâce à la navette.»

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