À quand une application pour payer le stationnement?

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Jean-François Bédard

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(SHERBROOKE) Alors que la Ville de Magog a lancé son application mobile pour payer à ses parcomètres, la Ville de Sherbrooke tarde à livrer la sienne. Pendant que les gens d'affaires du centre-ville s'impatientent, le directeur des technologies de l'information de la Ville de Sherbrooke Yves Seney mentionne que la municipalité travaille à une application plus complexe que celle de sa voisine. Un projet pilote pourrait voir le jour dans les prochains mois.

Le président de l'Association des gens d'affaires du centre-ville, Jean-François Bédard, jalouse ses homologues de Magog. « Nous demandons cette application depuis longtemps, soit depuis qu'ils ont changé les parcomètres par des horodateurs. Ils ont enlevé l'heure gratuite, mais nous ne nous sommes pas opposés dans la mesure où les sommes supplémentaires recueillies pouvaient être réinvesties pour régler les problèmes de stationnement. On nous dit que le coût d'intégration de l'application est très élevé pour expliquer le temps d'attente. »

M. Bédard espère une application conviviale qui permet de payer à distance en entrant le numéro de son espace de stationnement et qui rappellerait par message texte que le temps accordé expirera sous peu. « Les agents de Garda sont de plus en plus agressifs et donnent des contraventions pour des paiements expirés de dix ou quinze minutes. Nous payons ce genre de contravention pour nos clients. J'ai d'ailleurs payé pour 300 $ de contraventions aujourd'hui (hier). Nous aurions pu les éviter avec une application efficace. »

Pour Jean-François Bédard, les frais qui pourraient être associés à un paiement en ligne ne seraient pas un irritant. « Si ça fonctionne à Montréal ou Toronto, on peut le gérer à Sherbrooke. L'irritant, c'est la contravention dans le pare-brise. On fait tout pour revitaliser notre milieu, mais on aurait besoin d'un petit coup de pouce de la Ville. Il faut arrêter de chercher midi à quatorze heures et y aller avec la base : mettre l'application en place. »

M. Bédard déplore la « solution » du disque de stationnement, qui permet de se garer pour 15 minutes gratuitement. « C'est un échec. Nous n'en voyons pas au centre-ville. La Ville nous a même offert de racheter ses surplus au coût de fabrication. Nous avons refusé parce que nous ne croyions pas à ce système à la base. »

Yves Seney mentionne que la Ville est à évaluer les différentes possibilités. « C'est assez coûteux les éléments que nous envisageons, alors nous ne sommes pas certains d'annoncer quelque chose rapidement. Nous devons réfléchir à notre objectif. Il faut que ce soit efficace et peu coûteux pour les citoyens. Nous voulons une application plus complète que ce qu'offre Magog. Nous ne sommes pas certains que de charger des frais de 35 sous pour un stationnement de 50 sous est la bonne solution. Une application mobile peut coûter plusieurs centaines de milliers dollars. »

Un projet-pilote pourrait être mis en place cet automne. Dans le même sens, il n'est pas impossible que la Ville songe à changer ses bornes de stationnement, dont le contrat expire dans un an. Entre autres, il pourrait être possible de payer en entrant son numéro de plaque plutôt que le numéro de la borne. Une décision devrait donc être rendue dans la prochaine année.

jonathan.custeau@latribune.qc.ca

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