Bishop's, l'internationale: des étudiants provenant de 64 pays arrivent

Marie-Jeanne Pesant, Éléonore Trancart et Manon Caubet ont toutes trois... (Imacom, Maxime Picard)

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Marie-Jeanne Pesant, Éléonore Trancart et Manon Caubet ont toutes trois changé de pays pour venir étudier à l'Université Bishop's.

Imacom, Maxime Picard

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(SHERBROOKE) «On a hâte que les nouveaux arrivent pour leur montrer à quel point ils ont pris une bonne décision!»

Cette « bonne décision » dont parle avec enthousiasme Éléonore Trancart, c'est celle d'étudier à l'Université Bishop's. Pour celle qui a traversé l'océan à partir de la Suisse pour venir s'installer dans les résidences du campus sherbrookois, ce choix n'avait rien de banal.

« Je voulais étudier au Canada parce que ce serait proche de mon frère qui étudie à McGill, et parce qu'il y a des pistes pour faire du ski. J'ai choisi Sherbrooke parce que c'est dans la nature, et je n'aime pas trop les grandes villes. Ici, tout le monde se connaît, on sent vraiment bien l'esprit de communauté », relate celle qui entame sa deuxième année de baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement primaire.

Elle est loin d'être la seule à avoir un parcours original : samedi, ce sont des étudiants provenant de 64 pays différents qui déambulaient sur le campus avec leurs valises.

Le fait d'opter pour une université anglophone permet souvent de côtoyer plus d'étudiants internationaux, avance d'ailleurs Manon Caubet, originaire de France, qui entre à sa deuxième année en psychologie. Pour cette grande voyageuse, qui a aussi habité aux États-Unis, les études en anglais permettent d'avoir un diplôme qui constitue une valeur plus sûre pour les globe-trotters.

Il ne faudrait toutefois pas douter du français parfait des deux jeunes femmes, devenues amies au cours de l'année passée. « Je parle aussi espagnol! » lance d'ailleurs Manon.

Les francophones souhaitant améliorer leur anglais ne sont par ailleurs pas les seuls à opter pour Bishop's; beaucoup d'anglophones provenant principalement des autres provinces canadiennes aiment s'immerger dans un milieu francophone comme l'est la ville de Sherbrooke, pour pouvoir pratiquer la langue de Molière tout en continuant de faire leurs examens dans celle de Shakespeare.

Retour aux sources

Marie-Jeanne Pesant est pour sa part née au Québec. Lorsqu'elle a eu cinq ans, sa famille est déménagée en Australie, puis en France, puis en Allemagne. C'est pour entamer ses études universitaires en biologie qu'elle a finalement décidé de revenir s'installer au pays.

« J'ai toujours voulu étudier au Québec, je pense que c'est un bon temps pour revenir. C'était important pour moi d'étudier en anglais, et j'aimais bien le fait que Bishop's soit une petite communauté, comparativement aux autres universités anglophones qui sont plus grosses [NDLR : McGill et Concordia]. »

Comme le veut la tradition, tout le monde sur le campus était vêtu de mauve samedi. Marie-Jeanne avait verni ses ongles de cette teinte, puisqu'elle ne possédait pas vraiment de vêtements de l'emblématique couleur de Bishop's.

On parierait que ça ne tardera pas à changer.

cdauphinais@latribune.qc.ca

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