Un lampadaire qui recharge votre téléphone

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Emanuelle Boutin-Gilbert
La Tribune

(Sherbrooke) Il y a plus de trois semaines, un lampadaire solaire multifonctionnel a été installé au marché de la Gare de Sherbrooke. Gageons que les visiteurs du marché n'avaient même pas remarqué.

Un lampadaire qui s'installe et qui se retire de la terre en un tour de main c'est déjà une belle avancée. Un lampadaire qui se nourrit exclusivement de luminosité solaire et dont les utilités peuvent être infinies - recharger un téléphone, assurer le fonctionnement d'une guérite ou d'une caméra de surveillance et illuminer les endroits éloignés des sources électriques -, c'est encore mieux. C'est ce tour de force que la compagnie sherbrookoise, Lekla, a réussi.

Il s'agit du système d'éclairage PIVO. Il s'alimente grâce à un panneau solaire photovoltaïque à cellule monocristaline. Celui qui a été installé au marché de la Gare comprend un luminaire DEL muni d'un filtre optique novateur, une caméra motorisée Wi-Fi alimentée à l'énergie solaire ainsi que deux prises USB pouvant recharger divers appareils électriques. « Il s'agit d'une source d'énergie verte entièrement contrôlable à distance » commente Sébastien Manseau, directeur général de Lekla.

« C'est une conception complètement de Sherbrooke. 95 % du produit est québécois, et l'assemblage se fait en partie à Sherbrooke et par nos sous-traitants au Québec », souligne-t-il.

« Le produit permet d'offrir des sources d'énergie électrique sans être branché sur le réseau électrique traditionnel, surtout où l'électricité n'est pas disponible et où les coûts seraient beaucoup trop élevés pour mettre en place le type d'installations qui s'alimente grâce au réseau », détaille le directeur général de l'entreprise.

« L'innovation réside davantage dans la façon d'entreposer l'énergie. On a réussi à trouver un système où on pouvait entreposer les batteries permettant d'augmenter la durée de vie de la batterie et la capacité de la batterie », précise M. Manseau. Ainsi, la pluie n'endommage pas la batterie pas plus que le froid diminue sa puissance.

L'excavation et l'installation de Lekla n'endommagent pas l'environnement puisque l'appareil n'a pas besoin d'être relié à un réseau de transport de l'électricité. « Ce n'est pas très invasif comme opération », signifie l'entrepreneur.

L'autre innovation majeure de ce projet est celle d'un filtre optique qui permet « d'éliminer la composante bleue du spectre lumineux d'une lumière DEL tout en maintenant la qualité et l'efficacité de l'éclairage et en réduisant la pollution lumineuse », peut-on lire sur leur site internet.

« Quand les appareils fonctionnent de jour, l'énergie ne provient presque pas des batteries, mais du panneau solaire. Tant qu'il fait clair, il s'agit presque d'une source inépuisable », assure Sébastien Manseau. En effet, le type de panneau solaire dont est doté l'appareil ne nécessite pas l'exposition directe aux rayons du soleil, seule la lumière ambiante est suffisante pour l'alimenter. « Le jour, les batteries ne se vident presque jamais parce qu'elles sont alimentées constamment », rappelle-t-il.

« C'est comme si chacun devenait son propre producteur d'électricité », résume M. Manseau. Avec raison, puisque la consommation d'énergie n'est tout à coup plus liée à votre compte d'Hydro-Québec. L'utilisateur devient d'une certaine façon indépendant du réseau québécois d'hydroélectricité.

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