Une série d'interventions parfaites lui sauve la vie

Jonathan Beauvais... (IMACOM, Julien Chamberland)

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Jonathan Beauvais

IMACOM, Julien Chamberland

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Émanuelle Boutin-Gilbert
La Tribune

(SHERBROOKE) Jonathan Beauvais, un adolescent de 15 ans, est passé à deux doigts de la mort en juin dernier alors qu'il a vécu un arrêt cardiaque en pleine fin d'année scolaire. C'est une série d'interventions faites avec précision et rapidité qui a permis au jeune de s'en sortir sans séquelle.

Il y a à peine deux mois, ce Sherbrookoois devenait le plus jeune Canadien à se faire implanter un défibrillateur cardiaque S-ICD, à Sherbrooke, à l'Hôtel-Dieu du CIUSSS de l'Estrie-CHUS. «C'est une situation très particulière et rare», ont dit, à plusieurs reprises, les nombreux médecins qui ont collaboré au bon traitement du jeune patient.

Les premiers à être intervenus sont les membres du personnel de l'école que fréquentait Jonathan. Daniel Turcotte, le directeur adjoint au collège du Mont-Sainte-Anne est celui qui a pratiqué le massage cardiaque au jeune élève afin de le maintenir en vie. «On était en période d'examen, après la journée, tous les élèves sont descendus jouer au soccer. On a été appelé pour nous dire qu'il y avait un jeune qui ne se sentait pas bien. Quand je suis arrivé au gymnase il avait déjà perdu conscience. Ensuite, ç'a été très vite.»

Frédéric Branch est le médecin d'urgence qui a pris le relais avec son équipe afin de réanimer et de stabiliser l'état de Jonathan. «Quand on reçoit l'appel des ambulanciers, on se prépare en conséquence. Les dix minutes que les ambulanciers ont prises pour venir à l'hôpital nous ont permis de nous préparer en équipe, de définir nos rôles et de faire venir le personnel nécessaire. Ça nous permet de préparer la médication qui sera possiblement donnée. Il faut tout anticiper, comme ça, quand le patient arrive, on embarque et on continue les manoeuvres», détaille-t-il.

La Dre Julie Abel a ensuite jugé mieux de le garder à l'Hotel-Dieu plus longtemps puisqu'il était encore dans une période fragile et vulnérable.

Les cardiologues ont choisi de doter Jonathan d'un défibrillateur cardiaque S-ICD lequel s'assurerait de sa survie s'il devait revivre une situation d'arythmie cardiaque. «Une fois stabilisé, on l'a enlevé du respirateur et on a pu constater qu'il avait aucune séquelle neurologique. Ensuite, on a décidé de prévenir les risques de mort subite en lui implantant un défibrillateur. Le type de défibrillateur sélectionné est sous-cutané. L'avantage de ce type d'appareil, c'est qu'il est situé sous la peau et ne nécessite pas de passer par les vaisseaux sanguins. Sa durabilité est aussi plus grande. C'est une technologie qui est arrivée il y a quelques mois au Canada bien qu'elle soit déjà utilisée en France et aux États-Unis. C'est ce qui fait de Jonathan le plus jeune Canadien qui bénéficie de cet appareil», explique le Dr Jean-François Roux, cardiologue-électrophysiologiste.

Pour Jonathan, il reste encore quelques tests médicaux pour identifier la cause exacte de son arythmie cardiaque et pour déterminer quels sports il pourra pratiquer. Le défibrillateur cardiaque S-ICD lui causait un peu de douleur au début, mais tout va mieux. Il demeure très optimiste et ne s'inquiète pas trop d'un futur épisode comme celui qu'il a vécu.

«Je me rends compte qu'avant j'attendais tout le temps, maintenant je sais que si ça me tente de faire quelque chose, je le fais et je profite pendant que je suis encore en vie», se réjouit-il.

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