Rentrée : Des représentants syndicaux accueillent les étudiants

Comme il l'avait promis, le SPECS était bien... (Imacom, Maxime Picard)

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Comme il l'avait promis, le SPECS était bien visible, mercredi matin, alors que la rentrée avait sonné pour les étudiants du Cégep de Sherbrooke.

Imacom, Maxime Picard

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(Sherbrooke) En ce jour de rentrée, une énorme bannière « Cégep en négo » décorait le pavillon deux de l'établissement collégial. Des représentants du Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke (SPECS-CSN) ont accueilli les étudiants, mercredi matin.

« Ce qu'on voulait faire pour la rentrée des étudiants, c'est de leur faire savoir qu'on allait être en moyens de pression, qu'ils ne soient pas surpris de ça, et leur faire comprendre que les actions qu'on pose sont ultimement pour préserver la qualité de l'enseigement dans les classes, parce que les attaques ministérielles sur le plan de la négociation sectorielle (donc des conditions de travail) sont graves et imposent des reculs à la manière dont on procède en classe. Ce qu'on fait, on ne le fait pas juste parce qu'on veut de plus hauts salaires, mais parce que la qualité de l'éducation est en jeu », indique Catherine Ladouceur, vice-présidente à l'information et à la mobilisation du SPECS.

Le front commun québécois, dont fait partie le SPECS, réclame des augmentations d'au moins 13,5 % sur trois ans. Le SPECS dénonce certaines demandes patronales, dont l'augmentation de la plage-horaire de disponibilité en enseignement.

Aux yeux de Catherine Ladouceur, les dossiers de la convention collective et des coupes dans le réseau collégial sont liés. « C'est une vision du gouvernement, ce qu'on appelle les mesures d'austérité, de couper avec des économies de bouts de chandelle sans réfléchir à l'impact que ça en amont. Le budget global du Cégep est complètement réduit, ce qui lui donne moins de marge de manoeuvre pour offrir des services aux étudiants...

«Ce qui se fait auprès des profs, c'est exactement la même mentalité. En coupant les conditions de travail, tant sur le plan salarial que des conditions d'exercice du travail, on est en train de réduire la qualité de services aux étudiants. Ultimement, c'est que le gouvernement n'a aucune vision quant à l'éducation au Québec et ne le place pas comme une priorité. Ce qui fait la richesse d'une société, c'est quand on place l'éducation très haut dans la liste des priorités... »

Rappelons que les professeurs de l'établissement seront réunis en assemblée générale, le 9 septembre, où ils devront se prononcer sur un mandat de grève. L'institution adoptera la même journée son budget pour l'année 2015-2016. La direction s'attend à ce qu'il soit déficitaire d'environ un million $.

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