Aéroport : Sévigny souhaite que les premiers avions décollent au printemps

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(SHERBROOKE) Le maire Bernard Sévigny espère que les premiers avions de ligne décolleront de l'aéroport de Sherbrooke vers la fin de l'hiver ou le début du printemps. Il demeure toutefois prudent sur l'évolution des négociations, qui ne pourront aboutir avant l'élection fédérale.

Rappelons que le gouvernement fédéral a annoncé de nouvelles dispositions pour permettre aux petits aéroports comme celui de Sherbrooke de disposer des services de sécurité de l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA) selon un principe d'autofinancement. Seule l'ACSTA sera autorisée à effectuer les contrôles de sécurité.

« Le dossier avance. Il y a plusieurs vérifications à faire. Nous sommes en communication autant avec Transports Canada que l'ACSTA et nous travaillons. Il n'y aura pas d'entente de signée avant le 19 octobre, soit les élections fédérales. Entre-temps, il y a beaucoup de travail à faire », réagit M. Sévigny, qualifiant les nouvelles dispositions de positives.

« C'est un nouveau modèle. Nous ne ferons pas partie des 89 aéroports désignés du pays. Oui il y a une volonté dans le règlement, mais à quoi ça ressemblera dans la vraie vie? C'est ce que nous sommes en train de négocier. Si c'est possible, nous signerons le 20 octobre après les élections. Il faut s'entendre sur les montants, sur les types d'équipements, les fournisseurs... Comment les coûts seront assumés? Y aura-t-il une double tarification? Nous ne le croyons pas, mais il reste des choses à valider. Il faudra ultimement percevoir un montant sur le billet d'avion. Est-ce que ça viendra en concurrence d'un montant perçu par Montréal ou Toronto? Il faut le démêler. C'est ce sur quoi on travaille. »

La tenue de la campagne électorale et les résultats de l'élection ne compromettront pas les avancées dans le dossier de l'aéroport. Bernard Sévigny en est convaincu. « Jamais je ne croirais qu'un nouveau gouvernement irait défaire ces modifications règlementaires qu'on attend depuis longtemps à moins que ce soit pour les bonifier. Ce serait une bonne chose. Les choses vont aller rapidement, c'est-à-dire de négocier avec un transporteur, d'aménager les lieux et de s'équiper pour assurer la sécurité des passagers. Maintenant que nous avons le coup de départ, je ne crains pas qu'un gouvernement revienne sur ces modifications. »

Après la signature d'une entente, chacun des investissements nécessaires sera présenté au conseil municipal puisqu'il faudra lancer des appels d'offres. « Les décisions seront prises par le conseil, mais l'objectif est d'en arriver à offrir le service le plus rapidement possible et qu'on soit aménagés pour offrir ce service-là. Normalement, quand il y a une entente avec une compagnie aérienne, il faut compter au moins trois mois parce qu'il faut faire de la promotion. Il y a des systèmes informatiques de réservation à mettre en place. Si ça va bien, j'espère le début du transport quelque part à la fin de l'hiver ou au début du printemps, sinon l'été prochain. Mais l'histoire nous montre que ça peut être compliqué et prendre plus de temps. »

Enfin, les négociations avec Burlington et Boston pour offrir des liaisons vers des aéroports américains sont au neutre mais pourraient être réactivées.

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