Attouchements sexuels dans un CHSLD: la direction du CIUSSS-CHUS se veut rassurante

Le CIUSSS de l'Estrie - CHUS tient à rassurer la population quant à la sécurité... (Imacom, Frédéric Côté)

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(Sherbrooke) Le CIUSSS de l'Estrie - CHUS tient à rassurer la population quant à la sécurité des personnes qui résident dans ses centres d'hébergement. En effet, la direction du CIUSSS de l'Estrie-CHUS a réagi lundi après-midi en point de presse aux situations évoquées dans La Tribune samedi dernier, c'est-à-dire que des aînés souffrant d'atteintes cognitives particulières ont commis des attouchements envers d'autres résidentes de l'Hôpital et Centre d'hébergement Argyll.

« Le jugement de ces personnes est altéré par la maladie et elles ne sont pas toujours en mesure d'évaluer la gravité de leurs gestes et de réaliser que ceux-ci sont inappropriés. Bien que peu fréquentes, ces situations existent, sont connues des équipes soignante et sont gérées de façon systématique afin qu'elles ne se reproduisent plus. De plus, les proches répondants des résidents impliqués sont prévenus et informés des mesures qui sont mises en oeuvre pour prévenir la récurrence de ces gestes », explique la Dre Suzanne Gosselin, directrice des services professionnels adjointe.

Le CHSLD Argyll est un milieu de vie où résident des personnes en lourde perte d'autonomie, dont 85 % présentent des atteintes cognitives.

La direction du CIUSSS de l'Estrie-CHUS assure que tout est mis en oeuvre pour régler ces situations qu'elle jure « aucunement tolérées ».

Toute l'équipe soignante est mise à contribution pour les encadrer très rapidement dans le but de les éviter. Les employés qui travaillent directement auprès de ces personnes malades sont partie prenante dans la résolution de ces situations.

De plus, plusieurs moyens sont déployés, notamment des réaménagements physiques, des interventions en matière de médication, une surveillance accrue, etc. Plusieurs modalités sont aussi à leur disposition pour communiquer toute situation qu'ils jugent préoccupante.

Outre le processus formel de déclaration d'accident, mentionnons que ceux-ci peuvent en tout temps s'adresser aux médecins, aux infirmières, aux gestionnaires et même à leur syndicat ou au commissaire aux plaintes et à la qualité des services.

« Nous sommes donc étonnés qu'en dépit des mesures prises dans les plans d'intervention, des employés aient toujours la perception qu'aucune intervention n'ait été posée puisque des actions ont effectivement été mises en place. D'ailleurs, pour les cas reportés, les plans d'intervention ont permis, depuis mai dernier, d'éviter la récidive de gestes d'agression », indique quant à elle Sylvie Moreau, directrice du programme de soutien à l'autonomie des personnes âgées.

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