Des frais qui font sursauter

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GABRIÈLE ROY
La Tribune

(SHERBROOKE) Une Sherbrookoise a sursauté lorsqu'elle a dû débourser 15,25 $ pour obtenir une copie CD de sa radiographie dans un des établissements du CIUSS de l'Estrie-CHUS. Si cette facture était tout à fait légale, elle lui semble très mal justifiée.

Au cours des derniers mois, Louise Doyon a subi plusieurs radiographies pour différents maux au niveau de son dos et de son cou. Après chaque examen, elle demande la copie CD et l'apporte chez son chiropraticien pour faire un suivi de ses traitements.

À l'établissement de l'Hôtel-Dieu, aucune question ne lui a été posée et elle est repartie avec le CD sans avoir a débourser un sou. À la clinique Saint-Vincent, c'est la même procédure, mais on lui demande 5 $. À l'établissement de Fleurimont, elle est interrogée et doit débourser 15,25 $.

« La dame qui m'a fait la radiographie m'a demandé pourquoi j'avais besoin du CD, explique Mme Doyon. Je lui ai répondu que je l'apportais à mon chiro. C'est à ce moment qu'elle m'a dit que dans ce cas là, je devais débourser 15,25 $. La docteure qui m'a ensuite examinée m'a même demandé si mon chiro me faisait des craquages de cou". Elle m'a dit après qu'à l'avenir, je devrais conter un mensonge. »

Dans la circulaire des normes et pratiques de gestions des services de santé et services sociaux du Québec, il est inscrit que « lorsque la demande est présentée par le dentiste ou le médecin traitant, ou dans le but de procéder au diagnostic ou traitement d'un patient, le service est gratuit. » Donc, l'utilisation de la copie de la radiographie pour un chiropraticien demande de débourser un certain montant.

« Ce que je déplore c'est la cause invoquée pour exiger de l'argent. Le règlement fait en sorte que la population peut penser que les médecins sont contre les chiros et qu'ils n'agissent pas en collaboration. Pourtant, ce serait tellement bénéfique pour le patient, ajoute Mme Doyon toujours très offensée par cette problématique. Si au moins les prix étaient égaux partout. »

Consciente qu'il y a des gens favorables et opposés aux médecines douces, elle demande qu'on la laisse faire son propre choix. « Ça ne se fait pas de faire un règlement contre quelqu'un, dit-elle. Qu'on me laisse libre de choisir et qu'on ne me pénalise pas pour ça », dit-elle.

C'est également ce que considère le président de l'Ordre des chiropraticiens du Québec, Jean-François Henry. « Ce n'est pas anormal d'exiger des frais pour une copie de radiographie, dit-il. Il faut toutefois s'assurer que la liberté du patient ne soit pas brimée. Ils ne doivent pas être découragés par les médecins ou les chiros d'aller voir un ou l'autre. »

Selon l'article 26 du Code de déontologie des médecins, et comme le soutient M. Henry, « le médecin doit reconnaître le droit du patient de consulter un confrère, un autre professionnel ou une autre personne compétente. Il ne doit en aucune façon porter atteinte au libre-choix exercé par le patient ».

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