«C'est l'école qui m'a sauvé»

Au lancement de la campagne Faut s'en parler,... (Imacom, Frédéric Côté)

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Au lancement de la campagne Faut s'en parler, pour promouvoir la persévérance scolaire et la poursuite des études de 3e, 4e et 5e secondaire, on voit, dans l'ordre habituel, Gilles Normand, président de la CSRS, Antoine Lanoix, finissant de l'école Le Goéland, et Serge Audet, directeur du développement pour la Fondation pour les élèves de la CSRS.

Imacom, Frédéric Côté

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Emanuelle Boutin-Gilbert
La Tribune

(Sherbrooke) Antoine Lanoix, un élève de l'école Le Goéland qui a songé à laisser tomber l'école, mais qui s'est repris en main après avoir vécu plusieurs embûches, est retourné à l'école afin de terminer son secondaire. « Je suis venu pour dire aux autres jeunes de rester à l'école. On voit beaucoup de jeunes qui sont capables, mais qui ne font pas l'effort... Ça vaut la peine de faire ces efforts-là. »

Ça fait déjà sept ans que la Fondation pour les élèves de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke est associée à cette campagne qui vise à promouvoir la persévérance scolaire. « C'est beaucoup pendant l'été que les jeunes décident de quitter l'école alors que leur fin d'année a moins bien été, qu'ils ont pris le temps de réfléchir, et que l'envie de poursuivre s'est dissipée. C'est pour cette raison, qu'un peu avant la rentrée, on contacte individuellement les jeunes afin de créer un lien de confiance avec eux et leur redonner envie de poursuivre leurs études », explique Gilles Normand, président de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS).

Autres mesures

Pour contrer le décrochage scolaire, d'autres mesures sont aussi prises par la CSRS comme la diffusion de publicité sur les différents réseaux sociaux, à l'intérieur et à l'extérieur des autobus ainsi qu'au cinéma. La campagne Faut s'en parler permet également de sensibiliser les jeunes aux réelles conséquences du décrochage scolaire.

Nouvellement diplômé du secondaire, Antoine Lanoix croit qu'il a pris la meilleure décision qui soit en retournant sur les bancs d'école. « Je voyais la rue approcher », raconte-t-il. « Je travaillais à temps plein avec un salaire de 14 $ par heure. J'avais l'impression que c'était beaucoup, mais je voyais mes comptes qui descendaient avec un appartement, une voiture et de la nourriture à payer », poursuit le jeune homme. « Les gens disent que c'est facile lâcher l'école, de monter dans les usines, mais en fait c'est vraiment long. T'es le dernier à être rentré et les gens partent au compte-goutte, tu restes au même poste et au même salaire pendant longtemps, ça c'est moins drôle... J'ai aussi occupé plusieurs emplois différents avant de savoir ce que j'aimais vraiment. J'ai travaillé dans des vergers, j'ai ramassé des cocottes de sapin de Noël, mais je me suis rendu compte que j'aimais mieux être dans mon laboratoire avec une équipe et noter mes observations », détaille Antoine Lanoix.

D'ailleurs, bien qu'il soit âgé de vingt ans, l'étudiant ne se décourage pas et compte bien poursuivre ses études en faisant une technique en chimie cet automne et envisage même de se rendre jusqu'à l'université. Son rêve : à partir de modifications dans le code génétique des plantes, créer une espèce dont la photosynthèse pourrait produire plus d'oxygène, ou à tout le moins faire quelque chose qu'il aime tout en se rendant utile à la société.

« C'est ce qui m'a sauvé, si je n'avais pas été à l'école je serais dans la rue aujourd'hui. Ça vaut la peine au moins de finir son secondaire cinq, plutôt que de retourner en arrière et de devoir tout refaire », encourage-t-il les autres jeunes comme lui qui ont eu une dure période à un moment ou un autre de leur vie.

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