Une recherche pour aider les femmes

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GABRIÈLE ROY
La Tribune

(SHERBROOKE) Pour de multiples raisons, un bon nombre de femmes vivent avec de pertes incontrôlables et involontaires d'urine. Une étude sur l'effet de traitements de physiothérapie sur l'incontinence urinaire chez les femmes de 60 ans et plus pourrait être la solution.

«La musculature du plancher pelvien s'affaiblit avec le temps, explique la chercheuse de l'Univserité de Montréal, Dre Chantale Dumoulin. L'important c'est de savoir que plus on attend pour traiter l'incontinence, plus les symptômes sont sévères et donc plus long à traiter. Il faut absolument s'en occuper tout de suite.»

Il se peut que certaines femmes aient une perte d'urine après avoir toussé ou éternué. Ou même simplement parce que ce n'est plus possible d'attendre pour aller à la salle de bain. Mme Dumoulin explique que ce phénomène est très présent chez les femmes de plus de 60 ans, probablement une femme sur deux. «Puisque c'est lié à une faiblesse musculaire, nous avons décidé d'entreprendre le projet de comparer deux traitements de réadaptation du plancher pelvien. Pour notre recherche, nous procédons donc à deux traitements de physiothérapie dans le but d'identifier le meilleur des deux», explique-t-elle.

Douze semaines

Déjà plus de 200 femmes de Sherbrooke et Montréal prennent part à la recherche et procèdent à des traitements étalés sur 12 semaines. Avant de commencer la physiothérapie, elles ont une évaluation de la sévérité de leur incontinence ainsi que de la musculature de leur plancher pelvien. Une fois par semaine, elles se rendent à l'hôpital pour faire les exercices qui sont supervisés par une physiothérapeute. Par la suite, elles ont 10 minutes d'exercices à faire à la maison, chaque jour.

Mme Dumoulin rappelle également que contrairement aux traitements reçus lors des interventions chirurgicales ou lors d'une prise de médication, les exercices de physiothérapies n'ont pas d'effets secondaires. Jusqu'à maintenant, 67 % des femmes qui ont pris part à cette recherche décrivent leur état comme étant vraiment mieux et 27 % disent que leur état est mieux. Toutefois, 97 % des 200 femmes sont satisfaites des résultats et ne désirent pas recourir à d'autres traitements.

«Dans les 10 premières minutes, nous leur donnons quelques trucs et explications pour les aider avec leur incontinence urinaire. Même si les fuites ne disparaissent pas complètement, les dames sont très satisfaites puisque ça leur arrive moins souvent et lorsque ça arrive, ils ont des trucs et se sentent plus en contrôle», explique Mme Dumoulin.

Il y a toujours environ 70 femmes recherchées pour prendre part à cette étude qui se déroule à Sherbrooke et à Montréal. «L'avantage de faire partie de ce projet c'est que ce sont des services très peu offerts dans les centres hospitaliers et lorsqu'ils sont offerts, les prix sont entre 80 et 100 $ pour la session.»

Les femmes intéressées peuvent communiquer avec les chercheuses au 819-346-1110 au poste 18439.

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