Un jardin, de la musique et des livres

Sans vraiment s'en apercevoir, les centaines de personnes présentes au Festival... (LA TRIBUNE, GABRIÈLE ROY)

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LA TRIBUNE, GABRIÈLE ROY

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GABRIÈLE ROY
La Tribune

(SHERBROOKE) Sans vraiment s'en apercevoir, les centaines de personnes présentes au Festival des traditions du monde de Sherbrooke (FTMS) voyagent dans le Jardin du monde, garni de végétation asiatique, orientale et tropicale... le tout sur le stationnement du centre Julien-Ducharme.

«En deux semaines de travail acharné, on a bâti un jardin, en fait un village complet, sur un stationnement, dit la directrice du FTMS, Malika Bajjaje. Les gens ne s'en rendent même pas compte et pour nous, c'est vraiment magique.»

Dans le jardin, en passant par dessus le pont asiatique servant à chasser les esprits, en se dirigeant vers la fontaine orientale d'un bleu ciel éclatant, les cinq sens des visiteurs sont appelés. Chaque attraction y est en tant que clin d'oeil à la culture d'un certain pays, amenant les gens à faire un voyage plein d'émerveillement.

Hier après-midi, les curieux s'arrêtaient en grand nombre pour écouter Gurpreet Chana jouer d'un instrument de percussion très original nommé le Hang, un nom qui signifie l'allongement de la main en allemand. Entièrement fait d'acier, cet instrument fait à la main est inspiré de trois instruments des Caraïbes, du sud de l'Inde ainsi que de l'Afrique. M. Chana en joue déjà depuis 12 ans, mais il explique que seulement 6000 instruments comme le sien circulent sur la planète.

En tapant d'un côté et de l'autre du Hang, il compose une mélodie impressionnante et très calme, rendant l'ambiance du jardin si zen qu'une famille a pris quelques minutes pour faire une séance de yoga.

Librairie

À proximité du jardin se trouve la librairie ambulante Le Buvard. Avec en banque près de 2000 titres neufs et usagés, cette librairie aménagée dans un camion parcourt les routes des Cantons-de-l'Est depuis mai dernier pour à redonner à la littérature son importance dans la construction de l'imaginaire.

Cette librairie est tenue par deux amoureux des mots, Michel Vézina et Maxime Nadeau, qui se disent surpris du grand intérêt des gens pour les belles-lettres. Cependant, ils remettent en question la façon dont le Québec vend la littérature. «Tout à l'heure, il y avait une activité et la phrase d'introduction de l'animatrice a été : on sait que tous que la littérature n'est pas très à la page», explique M. Vézina. «À force de dire que la poésie n'intéresse personne, les gens n'en achètent pas... parce que ça n'intéresse personne. Est-ce que, par hasard, on vendrait mal la littérature au Québec?» questionne-t-il en racontant que quatre producteurs laitiers ont acheté des livres de poésie dans les derniers villages où il était de passage.

La relation que les deux hommes entretiennent avec les lecteurs est digne de celle qu'on voit dans les films où les libraires sont des rats de bibliothèque... Ils ont toutefois un style bien à eux et partagent ouvertement leurs opinions. À peine le lecteur est-il entré dans leur bibliothèque si bien classée qu'ils ont déjà des suggestions selon les premiers livres contemplés par celui-ci. «J'ai adoré ce livre, vous devriez lire les premières lignes du deuxième chapitre, ça vous donnera une bonne idée du reste», dit M. Nadeau en rangeant quelques exemplaires.

Le Buvard accueillera aujourd'hui l'auteure Kim Thùy. Elle sera en entrevue avec M. Véniza, puis fera une lecture d'un court extrait de son oeuvre. L'auteur échangera par la suite avec le public et sera également disponible pour une séance de signatures.

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