Un nouveau parti municipal à Sherbrooke?

L'urgence de créer un nouveau parti politique municipal à Sherbrooke pour faire... (IMACOM, JULIEN CHAMBERLAND)

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(SHERBROOKE) L'urgence de créer un nouveau parti politique municipal à Sherbrooke pour faire contrepoids au Renouveau sherbrookois commence à se faire sentir chez certains élus indépendants. S'ils s'entendent sur la nécessité d'une nouvelle entité forte, ils ne sont pas sur la même longueur d'onde quant aux orientations à adopter. Des groupes de citoyens sont aussi à discuter pour lancer les bases d'une potentielle nouvelle entité.

À Brompton, les citoyens échaudés par la réforme de la gouvernance songent à un parti politique. «Pour l'instant, les élus ne sont pas impliqués, mais on se dit que ce ne serait pas une mauvaise chose. Ça pourrait être un parti axé sur la décentralisation des services. Nous en sommes à l'étape des discussions», explique Pierre Meese, qui agissait comme porte-parole du groupe Contre la disparition de Brompton.

M. Meese ne voudrait pas être candidat, mais pourrait s'engager dans un parti. «Il serait souhaitable que des élus s'avancent et discutent sérieusement. Il ne peut pas y avoir qu'un parti majeur.»

Claude Leblanc, grand bénévole, militant libéral et ami proche de Jean Charest, caresse aussi l'idée d'un nouveau parti politique. «C'est quelque chose qui m'intéressait. Je voudrais qu'il y ait plus qu'un parti à Sherbrooke. Ce serait plus démocratique. Il est encore tôt. Il faudrait attendre que les élections fédérales passent. Les gens en parlent beaucoup dans les restaurants, mais un parti ne se constitue pas du jour au lendemain. Il faut une volonté. Nous avons eu des discussions à un certain moment. Je ne suis pas de ceux qui aiment quand ça stagne.»

M. Leblanc n'a toutefois pas poussé la réflexion à identifier des candidats potentiels.

Tous les intervenants interpellés jugent qu'il pourrait y avoir du mouvement cet automne.

Hélène Dauphinais, qui émet parfois des réserves sur les décisions du conseil et sur la pertinence d'un parti politique à l'échelle municipale, rapporte que les citoyens lui parlent de leur volonté de voir naître un autre parti à Sherbrooke. «Les gens voient bien qu'il n'y a pas de masse critique et que le maire peut faire ce qu'il veut. Il est clair que sans un parti, ce sera difficile d'offrir une opposition à la mairie. Il faudrait qu'il soit constitué d'ici la fin de l'année pour disposer de trois ans pour amasser de l'argent.»

Mme Dauphinais ne ferme pas complètement la porte à un parti. «J'ai toujours dit que j'étais contre ça, mais je vois bien qu'avec un parti bien en selle, ça ne donne pas grand-chose d'être indépendant, sauf peut-être pour mettre de la pression. D'un autre côté, il ne faut pas renier nos convictions. Je serais ouverte si un parti était en droite ligne avec mes convictions, mais je serais surprise. J'aurais aimé la constitution d'un parti avec seulement une candidature à la mairie.»

Son collègue Pierre Tardif admet que des discussions ont eu lieu. «Ce n'est pas en nous exprimant tout seuls de notre côté que nous aurons une force. Il faudrait se regrouper, mais on ne sait pas comment. Est-ce que ce serait un parti, une coalition? Personnellement, je n'ai pas le goût de devenir chef de parti et pour l'instant, personne n'est sur la même longueur d'onde. On veut qu'il y ait du changement, alors il faudra que ça bouge cet automne.»

M. Tardif estime qu'il sera nécessaire de compter sur un seul nouveau parti d'opposition. «La pire chose à faire serait d'en lancer plusieurs. S'il y a un regroupement, il faut absolument qu'il y ait une unité.»

Jean-François Rouleau ne veut pas assumer le leadership non plus, mais pourrait joindre un parti qui serait créé. «Je suis intéressé, mais il faut que ça vienne de l'extérieur. Ce n'est pas moi qui vais l'initier. C'est clair qu'il y a un manque de transparence à l'hôtel de ville et qu'il faut un contrepoids. Je suis approché toutes les semaines par des gens qui trouvent qu'il y a un problème de rapport de force. Je serai dans la course en 2017, mais je ne compte pas me présenter à la mairie.»

Pour M. Rouleau, le chef d'un futur parti ne devrait pas nécessairement émaner du conseil actuel.

Enfin, le regroupement citoyen Mouvement Sherbrooke Démocratie n'a pas discuté de la possibilité de créer un parti politique. «Il n'y a pas d'intention formelle à ce moment-ci», fait valoir la coporte-parole Évelyne Beaudin, candidate aux élections de 2013.

«Pour le moment, c'est comme si tout le monde attendait que quelqu'un d'autre le fasse pour eux. Si personne n'a le leadership de se lancer, on risque de regarder le train passer.»

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