Les festivaliers bravent la pluie au FTM

De nombreux festivaliers ont bravé le temps gris,... (Imacom, Julien Chamberland)

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De nombreux festivaliers ont bravé le temps gris, mercredi soir, afin d'assister à la première soirée du Festival des traditions du monde.

Imacom, Julien Chamberland

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Emanuelle Boutin Gilbert
La Tribune

(SHERBROOKE) Des voitures stationnées à la queue leu leu, de la musique qui résonne bien avant qu'on ne soit arrivé au site du festival... Malgré un ciel orageux et gris, la première soirée qui marquait les festivités du Festival des traditions du monde (FTMS) aura su tout de même accueillir plusieurs curieux grâce à sa programmation variée et ensoleillée.

Mercredi en début de soirée, les installations du FTMS semblaient désertes. Où se cachaient donc tous les visiteurs? Les plus aventureux avaient bravé la boue et la constellation de flaques d'eau qui jonchaient les devants de la scène Loto Québec. Quelques-uns se sont même laissés aller à danser au rythme des trompettes et des percussions sud-américaines de Heavy Soundz. Les enfants munis de leurs bottes de pluie s'y adonnaient à coeur joie, alors que d'autres avaient opté pour fouler le sol pieds nus.

Plus loin, la file se fait longue devant le kiosque du Liban tenu par le restaurant Le Beyrouth. La demi-douzaine d'employés s'affairaient à préparer les shish-taouks le plus rapidement possible afin de nourrir les bouches impatientes.

Cherchant toujours où pouvaient être tous ces gens imaginaires, les portes du Pub irlandais se sont ouvertes, révélant cette foule attendue. En effet, tous s'y étaient massés pour voir la famille, mais surtout les enfants du groupe The Next Generation Leahy. Visiblement ébahi par le talent de ces jeunes musiciens et jeunes danseurs, le public leur a offert une bruyante main d'applaudissement.

Les visiteurs avaient l'embarras du choix, car plusieurs spectacles se produisaient en simultané. Pendant que prenait place sur la scène Desjardins un spectacle de danse et de théâtre, d'autres avaient préféré opter pour une dégustation de bières et fromages, alors que certains se régalaient des couleurs phonétiques et visuelles de Marocouleurs sous le Palais de l'Orient.

Trésors recherchés

Partout, les gens s'étaient réfugiés sous les tentes bien que la pluie avait cessé depuis un certain moment. Plusieurs étaient aussi à la recherche de trésors sous les chapiteaux des différents vendeurs de textiles, de bijoux et autres. Et plus la soirée avançait en heure, plus on avait l'impression que le village du monde s'emplissait et se dynamisait. Les Sherbrookois seraient-ils des oiseaux de nuit?

En tout cas, les frais de 5 $ désormais exigés à l'entrée du festival ne semblent pas freiner les festivaliers, peut-être même moins que la pluie. Plusieurs, comme Lucie Beauregard, n'ont pas été trop démotivés par ce nouveau montant à débourser. «Cinq dollars c'est raisonnable. Ma seule inquiétude c'est que ça monte, parce que des fois ça monte puis ça monte et c'est là qu'on décide de ne plus venir», raconte la dame rencontrée alors qu'elle dégustait l'un des repas servis par un kiosque de nourriture. Camille Houle, assise à la même table a ajouté qu'à son avis «si ça peut aider à la survie de l'événement ça va, parce que le festival permet de goûter à plein de mets, mais aussi à ouvrir les horizons.»

Des restaurateurs craignent de rester sur leur appétit

Les restaurateurs croient majoritairement que les coûts d'entrée auront un impact négatif sur les résultats de leurs ventes pendant le festival. Certains croient tout de même que d'autres facteurs peuvent jouer en leur défaveur.«C'est certain qu'il y aura moins de gens», commence sans détour Myriam Castillo qui tient le kiosque du Mexique. «Les gens vont déjà dépenser pour l'entrée, ils ne dépenseront pas en plus pour manger», pense-t-elle. Elle ajoute aussi que plusieurs personnes qui travaillent dans les environs venaient pour se restaurer sur l'heure du midi, lors des périodes d'accalmie. Elle craint que ces personnes s'abstiennent de venir à cause du coût d'entrée presque sinon aussi élevé que le prix des repas qu'elle offre.

Autres facteurs

Un autre, Jasmin Vallières, pour qui c'est la première année derrière le kiosque de l'Espagne, croit aussi que la clientèle des restaurateurs va diminuer. Sa collègue nuance ces propos en rappelant qu'en effet ça réduira peut-être la quantité de gens qui se nourriront sur le site, mais qu'il ne faut pas oublier les autres facteurs susceptibles d'influencer le choix des festivaliers, comme le temps qu'il fera et l'emplacement des kiosques.

Édith Rousseau, qui servait des repas de traditions normandes, préfère attendre de voir d'ici la fin de la semaine avant de se prononcer. Elle ne nie pas qu'elle a certaines inquiétudes et réticences vis-à-vis de cette idée de faire payer les gens à l'entrée, mais comprend aussi que ce genre d'événement finit par avoir un coût. «C'était agréable avant que ce soit gratuit, on en profitait, maintenant, les gens vont peut-être venir seulement une journée plutôt que tous les jours», conclut-elle.

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