La cause de Raif Badawi révisée?

Le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe et... (Imacom, Julien Chamberland)

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Le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe et sa candidate dans Sherbrooke Caroline Bouchard ont rencontré la conjointe du blogueur Raif Badawi, Ensaf Haidar, mercredi après-midi.

Imacom, Julien Chamberland

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(SHERBROOKE) La Cour suprême d'Arabie Saoudite entendrait de nouveau la cause de Raif Badawi. C'est du moins ce que rapporte le journal The Independant dans son édition du 12 août.La conjointe de M. Badawi, Ensaf Haidar, se serait confiée au journal et soulève la possibilité que la sentence du blogueur, condamné à dix ans de prison et à 1000 coups de fouet, soit réduite.

Rappelons que M. Badawi a été condamné à dix ans de prison et à 1000 coups de fouet pour des propos tenus sur son blogue. Il a reçu 50 coups de fouet en janvier et il lui sera interdit de quitter l'Arabie saoudite pendant dix ans à sa sortie de prison.

En juin, la Cour suprême avait confirmé la sentence, mais il semble qu'elle pourrait être reconsidérée.

Perrine Curé, responsable à la vie militante chez Amnistie internationale Canada, explique pour sa part que l'organisme n'a eu aucune confirmation qu'une nouvelle audition surviendrait dans le dossier de M. Badawi. Elle n'était pas en mesure de déterminer si l'interprétation de l'information véhiculée par The Independant était juste.

«Normalement, quand la décision de la Cour suprême est prise, le dossier retourne en cour de première instance, ce qui n'a pas été le cas. Le dossier de M. Badawi est demeuré à la Cour suprême, mais nous ne pouvons confirmer qu'il est soumis à un nouvel examen. Amnistie internationale ne sait pas pourquoi le dossier demeure en Cour suprême, mais nous attendons des nouvelles de notre équipe au Moyen-Orient», souligne Mme Curé.

Ensaif Haidar a mentionné garder espoir. «J'espère que c'est une bonne nouvelle.» Elle rapporte pouvoir parler à Raif Badawi une ou deux fois par semaine. Sa santé serait mauvaise.

En après-midi, mercredi, Mme Haidar a reçu la visite du chef du Bloc québécois Gilles Duceppe et de la candidate du parti dans Sherbrooke, Caroline Bouchard.

«Avec cette décision de la Cour suprême de revoir le cas, il faut être vigilant. Ils peuvent régler certes, mais aussi modifier la peine pour la baisser ou l'augmenter. Il importe que le gouvernement canadien intervienne directement. C'est une période cruciale. Nous ne sommes pas là pour tenter d'attaquer le gouvernement. C'est plutôt le temps de lui demander d'intervenir dans le cadre de la révision pour que M. Badawi soit libéré. Ça n'a pas de sens. Ce sont des peines moyenâgeuses», a commenté M. Duceppe.

«Je ne pense pas que le départ de M. Badawi de l'Arabie saoudite renverse le régime en place», ajoute-t-il.

«Ça ne doit pas faire partie d'un enjeu électoral. C'est au gouvernement d'agir. C'est ça sa responsabilité. M. Harper dit qu'il faut aider les minorités religieuses qui sont persécutées. Voilà un cas d'une personne qui est persécutée pour ses opinions politiques. Il y a des échanges commerciaux et diplomatiques avec l'Arabie saoudite alors tous les éléments sont là pour leur faire comprendre qu'il faut que ça se règle.»

Que pense-t-il de la gestion du dossier par Stephen Harper? «Il y aurait eu plus d'efforts à mettre plus tôt, mais si M. Harper ressortait demain en disant qu'il a réglé le cas, je serais le premier à applaudir.»

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