L'indépendance libérerait le Québec du Sénat, dit Duceppe

Patrick Melchior, France Bonsant et Caroline Bouchard seront... (Imacom, Julien Chamberland)

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Patrick Melchior, France Bonsant et Caroline Bouchard seront candidats du Bloc en Estrie. Ils entourent ici le chef Gilles Duceppe.

Imacom, Julien Chamberland

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(SHERBROOKE) Le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe faisait campagne à Sherbrooke, mercredi, où il a présenté Caroline Bouchard, la candidate qui y défendra les couleurs de son parti. En cette journée où l'ancien chef de cabinet du premier ministre Stephen Harper témoignait au procès du sénateur Mike Duffy, M. Duceppe a mentionné que seule l'indépendance libérerait le Québec du Sénat.

« La meilleure façon d'abolir le Sénat, c'est de faire l'indépendance du Québec. Sinon, les changements constitutionnels sont carrément impossibles au Canada avec la méthode de modification des amendements de la constitution faite par les partis fédéralistes. N'oublions pas que le Québec n'a pas signé cette constitution. Les libéraux, les conservateurs et le NPD l'ont tous appuyée et se sont arrangés pour que ça ne puisse pas se changer. Ils sont pris avec le problème. Philippe Couillard a dit que vous ne pourrez pas abolir le Sénat en ouvrant la constitution sans parler des demandes du Québec. Les Premières Nations ont dit la même chose. Je ne vois pas de façon d'amender la constitution d'aucune façon. Si on veut se débarrasser du Sénat et de la monarchie, il faut faire la souveraineté du Québec. »

M. Duceppe s'en est une fois de plus pris au Nouveau parti démocratique, qu'il accuse d'être favorable au projet Énergie Est dans le reste du Canada, et d'être contre au Québec. « Ils se contredisent selon l'endroit où ils sont et la langue qu'ils parlent. »

En Estrie, il considère que l'environnement sera une priorité. « La gestion de l'offre dans les négociations internationales sera aussi un dossier majeur. Le Québec n'est pas présent dans ces négociations. »

Appelé à décrire sa candidate dans Sherbrooke, M. Duceppe a mentionné qu'« elle connaît bien le comté. C'est une femme articulée, déterminée, qui fait partie de la bonne équipe ».

Peu connue du public, l'ex-journaliste pourra-t-elle triompher dans Sherbrooke? « C'est un néophyte qui a gagné la dernière fois aussi. Il y a un début à tout dans la vie. J'ai confiance en cette équipe. La dernière fois, il y avait une grande vague d'assentiment pour Jack Layton, mais on voit ce qui a été fait depuis quatre ans et peu de questions ont été soulevées pour le Québec. »

Caroline Bouchard entreprenait hier une tournée de sa circonscription. Elle a mentionné que le journalisme avait été une grande école de vie et que derrière chaque nouvelle, il y avait des histoires et des gens qu'elle avait appris à écouter. « Je souhaite retrouver cette proximité avec la population. »

Elle indique pouvoir compter sur l'appui de l'ex-député Serge Cardin, qui ne pouvait être au lancement de la campagne dans Sherbrooke hier. « Serge a réfléchi, comme d'autres candidats. J'étais prête à travailler pour lui. J'ai réfléchi moi aussi de mon côté et tout ça est le fruit d'un consensus entre tous les candidats qui avaient manifesté de l'intérêt. Tout est possible dans Sherbrooke. Je sens une ferveur ravivée dans les forces souverainistes. »

Mme Bouchard n'a pas voulu dévoiler ses priorités. « Je veux d'abord rencontrer les gens. Je ne veux pas être le genre de politicienne qui imposera ses idées. Les enjeux seront vraiment ceux des gens de Sherbrooke. »

La candidate bloquiste n'a pas critiqué non plus le travail du député Pierre-Luc Dusseault. « Aujourd'hui est une journée pour fêter. Nous y viendrons bien assez tôt. »

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