L'expression «junte politique» fait bondir les élus

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(SHERBROOKE) Un commentaire du producteur de Québec Issime Robert Doré, enthousiaste à l'idée de revoir son spectacle Cowboys, de Willie à Dolly à Sherbrooke l'an prochain, a blessé certains élus sherbrookois. Hélène Dauphinais et Annie Godbout, qui s'étaient interrogées sur la pertinence du spectacle et sur celle de construire un toit au-dessus des gradins de la place Nikitotek, n'ont pas apprécié l'utilisation de l'expression «junte politique».

Célébrant les succès que connaît sa revue musicale au centre-ville de Sherbrooke, M. Doré a affirmé dans notre édition de lundi : «Il fallait prouver à la junte politique que le spectacle était pertinent et je crois que c'est fait.»

Sur les réseaux sociaux, Mmes Godbout et Dauphinais se sont montrées irritées par de tels propos.

«Se faire traiter de " junte politique " par un promoteur à qui l'on accorde tout près de 300 000 $ de subvention par année, ça commence bien la semaine. Ce promoteur a déjà décidé de ce qui devait être considéré comme un succès ou un échec, car les résultats préliminaires 2015 n'ont pas encore été discutés au conseil. J'ai toujours pensé que la création d'organismes paramunicipaux éloignait le pouvoir des élus, donc des citoyens. J'en suis encore plus convaincue ce matin!», écrivait Hélène Dauphinais lundi. Elle livre d'ailleurs ses états d'âme dans une lettre envoyée à La Tribune (voir page 16).

La conseillère municipale n'avait pas changé d'avis hier. «Il y a une escalade verbale qui fait sentir aux gens qui s'expriment qu'ils devraient avoir quelque chose à se reprocher. Il y a quelques mois, le maire nous a qualifiés d'adversaires. Ensuite Rémi Demers a dit que nous étions des ennemis au conseil. Quand on utilise le mépris, on incite les autres à faire preuve de mépris. Il y a un manque de leadership au conseil, on perd un peu le contrôle sur les paramunicipaux et le pouvoir s'éloigne des citoyens. Les élus, des fois, on compte comme des prunes. Si tout le monde doit toujours être d'accord, alors on n'a pas besoin de 20 élus autour de la table.»

Dans le même article, on précisait que Robert Doré estimait entre 15 000 et 16 000 le nombre de personnes qui verraient le spectacle cet été. «C'est à peu près ce que l'événement Bouffe ton centro a attiré en une journée», précise Hélène Dauphinais pour illustrer que la notion de succès est relative.

Annie Godbout abondait dans le même sens dans un commentaire publié sur sa page Facebook.

«Qui profite des retombées de ce spectacle? Je vous rappelle que le centre-ville de Sherbrooke attire 15 000 personnes en une seule journée dans le cadre de l'événement Bouffe ton centro. À Coaticook, les résultats au 31 juillet sont de 42 000 visiteurs et 100 000 visiteurs sont attendus cet été pour le spectacle Foresta Lumina. La municipalité n'a pas investi d'argent cette année pour ce spectacle. L'organisme a investi un demi-million pour une version bonifiée. En prime, encore du country pour Sherbrooke en 2016, je trouve cela triste», lisait-on sur sa page.

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