Qui sont les Greeters?

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(SHERBROOKE) Ils accueillent des étrangers à Sherbrooke comme s'ils étaient des amis. Pendant environ deux heures, ils leur font visiter la ville bénévolement en fonction d'intérêts communs. Eux, ce sont les Greeters, un groupe de 23 bénévoles qui sont les premiers au Québec à être affiliés au réseau international Global Greeter Network, sous la responsabilité de Destination Sherbrooke.

L'expérience a cours pour la première fois cet été et le succès est beaucoup plus important que ne l'espérait Destination Sherbrooke. Non seulement le nombre de bénévoles dépasse les attentes, mais déjà une trentaine de sorties ont été effectuées avec des touristes provenant autant du Québec, des États-Unis que de l'Amérique du Sud, la France et l'Inde. Les demandes concernant les murales seraient les plus nombreuses jusqu'à maintenant.

Une information qu'accrédite Claudette Gamache, dynamique Greeter plus que passionnée par la ville de Sherbrooke. Fraîchement retraitée, elle s'occupait déjà à patrouiller le réseau cyclable quand la recherche de bénévoles a été lancée. Elle compte cinq visites à son actif. « Je faisais déjà visiter la ville à mes amis. Je leur vantais les murales, qui sont intéressantes tant du point de vue artistique qu'historique. Ce ne sont pas juste des dessins. Il y a beaucoup de recherche derrière ça. J'ai fait le parcours des murales avec des visiteurs de la Normandie et ils n'en revenaient pas. Ils prenaient beaucoup de photos et étaient en exaltation. »

Un couple de guides

Karine Ayotte joue pour sa part les guides avec son conjoint Marcel Abran. Pour elle, visiter une ville avec un résidant de l'endroit change toute la perspective. « Nous avons eu l'occasion de voyager à quelques reprises et nous trouvions toujours des gens de la place pour nous faire visiter. Les références dans les livres ne sont pas toujours complètes. Elles manquent de vrai. Les gens de la place vont t'emmener dans les endroits cachés, dans les restaurants qu'ils aiment. Ça fait toute la différence », explique-t-elle.

Elle n'a donc pas hésité à saisir l'occasion de donner au suivant. Sortie deux fois pour faire découvrir Sherbrooke, Mme Ayotte a reçu des touristes américains. « Souvent, ils nous parlent des murales. On se promène à pied et on leur raconte des anecdotes qui enrichissent la visite. On montre autre chose que ce qui est évident. »

En exemple, la Greeter souligne le restaurant le Chou de Bruxelles, la piste cyclable le long de la rivière Magog ou la microbrasserie Le Siboire. « Nous avons un fun noir à essayer de traduire les jeux de mots du Siboire. »

Claudette Gamache a surtout reçu des Québécois en visite, dont certains avaient déjà vécu à Sherbrooke. « Ils voulaient voir les changements qui étaient intervenus dans la ville. »

Mme Gamache n'a pas à être convaincue de la beauté de sa ville. « Les gens aux douanes se font dire de ne pas venir à Sherbrooke. D'aller à Magog à la place. Magog, c'est beau, mais il y a aussi beaucoup de choses intéressantes à Sherbrooke. »

La jeune retraitée est même convaincue d'avoir été la première à se porter volontaire pour devenir Greeter. « J'aime tellement ça. Je fais visiter selon mes passions et j'apprends en même temps. Je me fais même des petites cartes pour donner de l'information aux gens. C'est la meilleure chose qui pouvait arriver dans ma vie. »

Pour en apprendre plus : sherbrookegreeters.com

jonathan.custeau@latribune.qc.ca

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