Bonnes nouvelles pour le Journal de rue de Sherbrooke

En plus d'avoir un avenir assuré, le Journal de rue de Sherbrooke s'est établi... (Photo Facebook)

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Gabrièle Roy
La Tribune

(SHERBROOKE) En plus d'avoir un avenir assuré, le Journal de rue de Sherbrooke s'est établi dans de nouveaux locaux.

Plus tôt cette semaine, toujours prise dans les boîtes du récent déménagement, l'éditrice du Journal de rue, Nancy Mongeau, avait plusieurs bonnes nouvelles à partager. «Nous sommes déménagés dans les locaux de La Chaudronnée de l'Estrie, dit-elle.»

Vu la grandeur de l'espace qui leur est attribué, l'endroit est beaucoup plus adapté à leurs besoins. «Dans nos anciens locaux, nous ne pouvions pas accueillir tous les gens pour certaines activités puisque l'espace était assez restreint.»

De plus, grâce à la générosité du public et celle des gens du milieu tel que la Table de concertation sur l'itinérance à Sherbrooke, l'avenir du journal est maintenant assuré. «C'est vraiment grâce aux dons qu'on peut continuer nos activités et bien sûr continuer la production du journal.»

D'autre part, la subvention que le journal craignait de perdre a été renouvelée. Ce montant d'argent sert en grande partie à l'intervention sociale faite auprès des camelots. «La subvention nous assure un minimum de salaire jusqu'en 2019. Ce n'est toutefois pas parce que notre avenir est assuré que nous sommes à l'abri de tout», nuance-t-elle.

Le Journal de rue qui se caractérise comme la voix des sans voix pour contrer l'itinérance et la pauvreté offre à divers collaborateurs d'être publié tous les deux mois.

Le destin prometteur de celui-ci rassure les camelots qui étaient très inquiets. «Ce sont des gens qui ont eu un parcours de vie très difficile et qui viennent nous voir en dernier recours, explique Mme Mongeau. Pour eux, la fermeture voulait dire qu'ils perdaient leur place dans la société et qu'ils perdaient en même temps un peu tout.»

En plus d'offrir un espace d'expression, leur implication leur permet de se faire de l'argent de poche en le vendant. Un dollar vingt-cinq leur revient en salaire pour chaque copie vendue à 3 $. Le reste permet de payer les frais reliés à l'impression du journal.

Parmi les projets du journal, Nancy Mongeau mentionne entre autres qu'elle aimerait avoir davantage de points de vente. «On aimerait pouvoir élargir notre territoire de vente et que d'autres commerçants nous ouvrent leurs portes en nous faisant confiance, dit-elle. C'est beaucoup plus difficile que ce qu'on pensait... Il y a encore des préjugés et les commerçants sont un peu réticents.»

Elle assure toutefois que ceux qui leur ont donné l'opportunité n'ont que de bons témoignages à livrer sur les camelots.

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