Sherbrooke en lice avec Moncton et La Guadeloupe pour les Jeux de la Francophonie

Sherbrooke dispose d'au moins une chance sur trois de décrocher les Jeux de la... (Archives, La Tribune)

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(SHERBROOKE) Sherbrooke dispose d'au moins une chance sur trois de décrocher les Jeux de la Francophonie en 2021. Après la spéculation sur les villes souhaitant déposer leur candidature pour la tenue de cet événement international, elles n'étaient que trois sur les rangs à la date limite pour déposer une candidature, le 31 juillet.

Les villes de Moncton et Dieppe au Nouveau-Brunswick et La Guadeloupe, pour la France, sont les deux autres candidats ayant démontré leur intérêt, confirme Naoil Bendrima, assistante en communication au Comité international des Jeux de la Francophonie.

Dans les étapes subséquentes, les villes officiellement retenues après l'analyse des dossiers devraient être annoncées en septembre. «Une visite dans chacun des États et gouvernements candidats pour vérifier la justesse des informations renseignées, notamment les infrastructures, les capacités d'accueil, etc., [aura lieu] entre le mois d'octobre et le mois de novembre», mentionne Mme Bendrima dans un courriel.

C'est La Tribune qui a appris au conseiller municipal et porte-parole du dossier, Bruno Vachon, que trois villes étaient officiellement sur les rangs. «Ça ne change rien à la qualité des autres candidatures, mais moins il y a de gens sur la ligne de départ, meilleures sont nos chances. Nous ne devenons pas automatiquement finalistes pour autant, mais c'est une bonne nouvelle de savoir qu'il n'y a pas dix villes intéressées. Pour nous, ça ne change rien encore. L'important sera d'être retenus comme finalistes.»

Sherbrooke devra maintenant faire la lutte à Moncton et Dieppe, au Nouveau-Brunswick, où la cabale est commencée. En juillet, la ministre responsable de la Francophonie au Nouveau-Brunswick, Francine Landry, rapportait à Radio-Canada que sa province avait montré très clairement qu'elle était derrière la candidature de Moncton/Dieppe et que le Québec n'avait pas encore démontré formellement son appui à Sherbrooke.

«On peut dire que Québec nous appuie parce que c'est la province qui a déposé notre candidature. C'est implicite», réagit Bruno Vachon.

La ministre mentionnait également que les Jeux de la Francophonie s'étaient tenus au Québec en 2001 (Ottawa/Hull) et que la province avait aussi accueilli le Sommet de la francophonie en 2008 et le Forum mondial de la langue française en 2012. En raison de l'alternance, elle estime que c'est maintenant au tour du Nouveau-Brunswick d'avoir sa part du gâteau.

«Je ne veux pas embarquer là-dedans. Nous avons organisé un paquet de choses en lien ou non avec la francophonie. Est-ce que ça devrait nous nuire? Notre dossier est très solide et ce sera aux gens du Comité international des Jeux de la Francophonie de déterminer si c'est un critère. Pékin recevra bien les Jeux olympiques pour une deuxième fois en 2022. Je ne veux pas embarquer dans une guerre avec Moncton. Nous sommes convaincus que notre candidature est la meilleure et que les jeux devraient venir ici.»

M. Vachon convient qu'aucune démonstration de solidarité officielle n'a encore été organisée dans le milieu des affaires. «Nous n'avons pas senti le besoin d'organiser un événement, mais on ne peut pas déposer une candidature sans avoir mobilisé le milieu derrière nous.»

Si la candidature de Sherbrooke est officiellement retenue, un comité sera créé pour faire progresser le dossier. «Il y a déjà beaucoup de gens intéressants qui se sont manifestés pour en faire partie.»

L'adresse sherbrooke2021.com a d'ailleurs été réservée et la page, encore très dépouillée, pourrait s'animer au fil des prochains mois.

Au conseil municipal en juillet, la Ville s'était engagée à octroyer un montant de 4,25 M$ en bien et services et de contribuer pour 4,5 M$ en immobilisations si la présentation des jeux lui est accordée.

Rappelons que les Jeux de la Francophonie, ce sont 57 États francophones qui se disputent pendant onze jours les honneurs dans quatorze disciplines. La moitié sont des disciplines sportives alors que l'autre moitié est consacrée à la culture.

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