Des étudiants construiront un centre de traitement de café en Haïti

Un groupe d'étudiants en ingénierie de l'Université de... (Imacom, René Marquis)

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Un groupe d'étudiants en ingénierie de l'Université de Sherbrooke formé de Gabriel Turcotte, Priscilla Pelletier, Jérôme Lafrance, Marielle Nadeau, Stéphanie Saint-Pierre et Julien Dumais-Saint-Onge, passera trois mois en sol haïtien, cet automne, pour participer à la construction d'un centre de traitement de café.

Imacom, René Marquis

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(SHERBROOKE) La commune de Mombin-Crochu dans le nord-est d'Haïti bénéficiera dès le début 2016 d'un centre de traitement de café lavé grâce à l'implication d'étudiants en génie de l'Université de Sherbrooke.

Dès septembre, le Groupe de collaboration internationale en ingénierie de l'UdeS (GCIUS) mettra le cap sur Haïti afin de réaliser le projet qu'ils préparent depuis une année. Julien Dumais-Saint-Onge, Jérôme Lafrance, Marielle Nadeau, Priscilla Pelletier, Stéphanie Saint-Pierre et Gabriel Turcotte passeront les trois mois d'automne en sol haïtien.

«Nous avons monté le projet de A à Z en partant d'un besoin de cette communauté. Nous avons monté le financement du projet d'environ 80 000 $ ainsi que les plans et devis pour la construction du bâtiment», explique Julien Dumais-Saint-Onge.

Sur place, les étudiants seront appuyés par l'Institut de recherche et d'appui technique en aménagement du milieu (IRATAM) le partenaire-terrain du Carrefour de solidarité internationale de Sherbrooke (CSI). Ce sont plus de 2500 personnes de Mombin-Crochu qui bénéficieront directement de ce centre.

«C'est le CSI qui nous a soumis ce projet que nous avons sélectionné en fonction de nos intérêts», explique Stéphanie Saint-Pierre.

«Avec la construction de ce centre de traitement de café, la coopérative de l'endroit compte augmenter ses profits de plus de 75 pour cent par une amélioration de la qualité de leur production. Pour le moment, le centre le plus proche est situé à deux jours de marche. Nous souhaitons que la communauté s'approprie le projet», ajoute Julien Dumais-Saint-Onge.

Les six membres du groupe comptent parfaire leur connaissance du créole afin de bien pouvoir communiquer avec les ouvriers qu'ils superviseront lors de la construction.

«La main-d'oeuvre proviendra de la communauté et les matériaux de cet endroit. Nous avons établi un bon contact avec le partenaire lors d'une première visite le printemps dernier», mentionne Gabriel Turcotte.

Au-delà de l'expérience professionnelle, ces six étudiants de l'UdeS anticipent vivre une forte expérience personnelle.

«C'est certain que cette expérience va nous sortir de notre zone de confort en vivant une expérience tant en groupe qu'avec les gens là-bas», mentionne Marielle Nadeau.

«Nous allons connaître une autre réalité professionnelle en contribuant à construire ce centre avec les gens de Mombin-Crochu», ajoute Priscilla Pelletier.

Le GCIUS développe depuis 14 ans des projets d'ingénierie à incidence durable dans les pays en voie de développement.

Ce projet est entre autres soutenu dans le cadre du programme Études, stages et projets étudiants de LOJIQ, par le biais de l'Office Québec Amérique pour la jeunesse (OQAJ).

rene-charles.quirion@latribune.qc.ca

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