La campagne affectera-t-elle le développement de l'aéroport?

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(SHERBROOKE) Le déclenchement de la campagne électorale empêchera-t-il les négociations entre la Corporation de l'aéroport de Sherbrooke et l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA)? C'est la question à laquelle tente de répondre le nouveau directeur général de la corporation, Jean-François Ouellet.

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Jean-François Ouellet

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Rappelons que le gouvernement fédéral a annoncé la semaine dernière de nouvelles dispositions pour permettre aux petits aéroports comme celui de Sherbrooke de disposer des services de sécurité de l'ACSTA selon un principe d'autofinancement. Seule l'ACSTA sera autorisée à effectuer les contrôles de sécurité. Dans la Gazette du Canada du 29 juillet, il était mentionné qu'«avant qu'un service de contrôle de l'ACSTA ne puisse commencer à un aérodrome et que celui-ci ne soit prêt à accueillir un tel service, une entente devra être signée entre l'ACSTA et l'aérodrome, et l'aérodrome devra être désigné par le ministre».

Cette entente stipulera que les aéroports «devront payer l'équipement de l'ACSTA, la formation, le soutien, les mises à niveau des installations, les obligations réglementaires, etc.» Les coûts annuels d'exploitation se situeront entre 500 000 $ à 2 M$.

«Nous attendons une réponse d'ici deux semaines pour voir si nous pourrons négocier avant les élections du 19 octobre. L'ACSTA est en train de vérifier auprès de Transports Canada», explique Jean-François Ouellet, qui demeure prudent. «Nous nous assurons que nos dossiers sont actifs au cas où les négociations pourraient commencer, notamment en ce qui concerne la conformité, pour être en mesure d'accueillir les voyageurs si une entente est conclue.»

«Pour l'instant, nous y allons de façon prudente parce qu'il n'y a pas d'entente.»


Des travaux de 1,2 M$ avaient déjà été annoncés en début d'année pour la rénovation du terminal, pour l'aménagement d'une zone sécurisée pour les voyageurs et pour baliser la piste. «Les travaux sont terminés dans la zone sécurisée. Nous sommes prêts à recevoir les équipements de l'ACSTA.»

Un million de dollars supplémentaires seraient investis si une entente intervenait avec une compagnie aérienne.

«Pour l'instant, nous y allons de façon prudente parce qu'il n'y a pas d'entente. Les dernières discussions que nous avons eues avec des compagnies se sont arrêtées parce que nous n'avions pas de désignation, et nous en sommes toujours au même point. Nous souhaitons que les négociations avec l'ACSTA soient terminées avant les Fêtes. Il faudra aussi finaliser une entente avec Transports Canada pour voir quel statut exact on nous donnera et ce qu'il nous permettra de faire.»

En résumé, Jean-François Ouellet explique attendre le feu vert de Transports Canada pour discuter avec l'ACSTA, après quoi une entente pourrait être conclue et les démarches auprès des compagnies aériennes pourraient reprendre.

«Je suis optimiste. Oui, il aurait été intéressant d'avoir un projet un peu plus ficelé, parce que la partie administrative est incomplète, mais nous espérons des réponses dans les prochaines semaines.»

Le conseil d'administration de la Corporation de développement de l'aéroport doit se réunir vers la mi-août. Il devrait alors être en mesure de prendre les décisions appropriées pour la suite des choses.

L'appel logé à Transports Canada est demeuré sans réponse lundi.

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