Il sauve une vie dans les Rocheuses

William Boislard... (Photo tirée de Facebook)

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William Boislard

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Emanuelle Boutin-Gilbert
La Tribune

(SHERBROOKE) Donner au suivant : William Boislard, un Sherbrookois de 18 ans, comprend aujourd'hui tout le sens de cette expression. Alors qu'il a vu la mort de près lors d'une randonnée, il a, à son tour, quelque temps après, sauvé un excursionniste.

Il y a à peine un peu plus d'une semaine William Boislard s'est retrouvé pris dans l'immensité rocheuse des montagnes de la célèbre chaine de l'Ouest canadien. Parti en excursion au mont Fairview avec des amies, il s'était promis d'y aller doucement.

«Je suis habitué, une semaine avant j'avais fait la montée et la descente en un peu plus d'une heure et demie», raconte le jeune homme. «Pendant que j'attendais mes amis, j'ai remarqué un endroit que j'avais bien envie d'explorer et je m'y suis dirigé», détaille William Boislard.

Un peu plus tard, il s'est rendu compte qu'il ne pouvait pas retourner par où il était passé. C'est ainsi qu'il a essayé de se frayer un chemin entre roches et ravins, puis son pied a glissé. Sous l'adrénaline, sa main s'est agrippée à une roche, puis l'autre main s'est elle aussi accrochée au bout de cailloux, lui permettant de se tirer du vide. Une fois son corps extirpé complètement du néant, ce n'est qu'après quatre longues heures que les secouristes aidés d'un hélicoptère ont réussi à le sortir de là.

Alors qu'il se remettait à peine de ses émotions, c'était à son tour de secourir quelqu'un. En effet, pas plus tard que mardi, accompagné de deux collègues, le jeune Sherbrookois a participé au sauvetage d'un homme de 29 ans qui serait tombé d'une falaise de 250 mètres. «On essayait de parler avec lui, on n'avait aucune réponse, il ventait beaucoup et il neigeait», rapporte William Boislard.

«À un moment, on s'est caché derrière une roche, il y avait vraiment moins de vent et c'est là que les trois on a entendu très clairement un appel à l'aide. À partir de ce moment, on s'est dit qu'il fallait vite appeler les secours», débite-t-il. Les trois jeunes hommes sont ensuite restés en contact avec les secouristes pour leur indiquer selon eux d'où provenaient les sons. Malgré le froid et le vent, ils sont demeurés sur place, prêts à aider pour secourir la personne en détresse.

«Je pensais jamais faire ça dans ma vie. Je suis content d'avoir été là pour cette personne. J'avais l'impression de savoir ce qu'il ressentait puisque j'avais vécu ce moment de peur et de solitude aussi», confie-t-il.

«Ces deux histoires m'ont changé. J'apprécie plus les petites choses de la vie, là je sais que la vie est importante, que c'est sur un petit fil et que ça peut virer d'un bord ou d'un autre rapidement», affirme William Boislard.

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