Le manège de la rue William menacé de fermeture

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La moisissure a envahi une partie importante du sous-sol du manège militaire de la rue William.

Archives La Tribune, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) Le manège militaire de la rue William demeure menacé de fermeture malgré l'investissement de 1,6 M$ annoncé mercredi par la Défense nationale.

«J'espérais une annonce, mais en fin de compte, c'est 1,6 M$ juste pour colmater les plus gros problèmes, encore une fois, en attendant plus», déplore une source sûre. C'est d'ailleurs ce que, en d'autres termes, a confirmé un représentant des Forces canadiennes en entrevue avec La Tribune jeudi soir.

Rappelons que La Tribune dévoilait en septembre dernier que l'avenir des deux bâtiments militaires restait en suspens à Sherbrooke en raison de leur état de détérioration avancé. La moisissure a envahi une partie importante du sous-sol du manège William, alors que des défauts dans la structure ont été observés à celui de la rue Belvédère. En tout, neuf options étaient sur la table, dont celles de rénover l'un des deux bâtiments et de détruire le second, de se départir des deux bâtiments pour en construire un nouveau qui abriterait les quatre unités de réserve ou encore de rénover les deux bâtiments. Un groupe de travail avait été mis sur place pour analyser tous ces scénarios.

C'est finalement le premier scénario qui semble prendre la plus grande valeur.

Ainsi, la 52e Ambulance de campagne et les Sherbrooke Hussars, les deux unités de réserve qui logent présentement au manège militaire William, seraient relocalisés à l'intérieur du manège militaire de la rue Belvédère en compagnie des Fusiliers de Sherbrooke et du 714e Escadron des communications.

Pourquoi cette option serait-elle choisie plutôt que les huit autres qui étaient aussi sur la table?

«Entre autres parce que le manège Belvédère est classé comme un édifice fédéral à valeur patrimoniale. Le manège William est aussi en plus mauvais état parce qu'il y a eu moins d'entretien au fil des années», explique une deuxième source fiable à La Tribune, qui connaît très bien le dossier.

«Le manège William est aussi en plus mauvais état parce qu'il y a eu moins d'entretien au fil des années.»


La cohabitation des quatre unités de réserve serait rendue possible par une utilisation maximale des locaux. Plusieurs bureaux seraient grandement réduits et plusieurs locaux, partagés. Plus aucun véhicule de l'armée ne pourrait être garé dans le garage.

Les FC sont déjà locataires d'un entrepôt dans le parc industriel de Sherbrooke, où sont stationnés certains des véhicules appartenant, entre autres, à la 52e Ambulance de campagne. «Cet espace serait utilisé pour davantage de véhicules», ajoute une source.

Une annonce décevante

La Défense nationale possède depuis l'automne dernier un budget de 135 M$ pour la réparation et la rénovation des installations des Forces canadiennes d'un océan à l'autre au cours des deux prochaines années.

C'est cependant seulement à la mi-juin que les annonces ont commencé à pleuvoir pour annoncer la déclinaison des subventions.

La subvention de 1,6 M$ accordée hier par la Défense nationale pour la rénovation des deux manèges militaires consterne plusieurs militaires et les déçoit aussi grandement, eux qui espéraient que cette vague d'annonces jetterait enfin la lumière sur l'avenir des deux manèges et donc, des quatre unités de réserve sherbrookoises.

«C'est une annonce vite faite, un peu gauchement. On travaille sur ce dossier depuis plusieurs années et là encore, rien, on attend encore. On espère probablement fermer la boîte de tout le monde comme ça!» lance une autre source, en colère de voir le dossier trainer encore.

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