Aéroport: «Enfin!», lance le maire Sévigny

Bernard Sévigny... (Archives La Tribune, Maxime Picard)

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Bernard Sévigny

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<p>Chloé Cotnoir</p>
Chloé Cotnoir
La Tribune

(SHERBROOKE) Les petits aéroports pourront payer afin d'avoir accès aux services de contrôle de l'administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA). L'aéroport de Sherbrooke sera ainsi en mesure d'offrir des vols commerciaux si elle défraye les coûts nécessaires.

Le gouvernement fédéral a dévoilé ces nouvelles dispositions réglementaires mardi.

Les mesures annoncées permettent aux petits aéroports canadiens non désignés d'allouer des fonds pour des services de contrôle qui permettront aux passagers d'avoir des vols de correspondance aux grands aéroports sans avoir à quitter la zone sécurisée de l'aéroport de destination.

Le coût de ces services n'a pas été révélé.

L'annonce a été faite au nom de Lisa Raitt, ministre des Transports, à différents aéroports du pays par des membres du gouvernement conservateur.

Bernard Sévigny savait que la ministre Raitt travaillait sur un programme pour les petits aéroports. « Enfin! » lâche le maire, après l'annonce d'hier. 

« La porte est enfin ouverte. Mais il reste à découvrir ce en quoi consiste cette modification réglementaire », prévient maire de Sherbrooke qui tenait ses informations du seul communiqué de presse envoyé aux médias - aucune annonce officielle n'a eu lieu dans la région.

Le gouvernement fédéral devrait révéler aujourd'hui les détails de l'annonce faite hier.

« Est-ce que ce sera un long processus ou des critères à remplir? Nous ne le savons pas et nous allons attendre de voir. Il manque des informations, mais nous avons au moins la volonté », indique le maire.

Déjà en 2013, il s'était entretenu avec la ministre Raitt et lui avait proposé la formule de l'autofinancement. « Nous aimerions pouvoir percevoir une somme sur les billets des passagers comme dans les aéroports désignés, environ 12 ou 13 $, et la Ville s'engage à payer le manque à gagner pour couvrir l'entièreté des coûts. Est-ce que ça va être cette formule qui sera présentée? C'est ce que j'espère.

« Ce serait injuste que d'autres aéroports plus petits puissent percevoir de l'argent sur les billets et que nous, nous ayons à financer 100 % des mesures de sécurité », poursuit le maire de Sherbrooke.

Advenant que les modalités fixées par Ottawa soient gérables pour la Ville, M. Sévigny désire contacter rapidement des compagnies aériennes afin de signer une entente le plus tôt possible.

« Nous engagerons le processus dès que nous aurons les détails », assure le maire.

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