Prévention des noyades: prière de ne pas oublier la veste de sauvetage

Les jeunes des camps de jour ont pu... (Imacom, René Marquis)

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Les jeunes des camps de jour ont pu participer à des activités de sensibilisation à une baignade sécuritaire, mercredi, à la piscine située sur la rue kitchener, à Sherbrooke.

Imacom, René Marquis

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Gabriele Roy
La Tribune

(SHERBROOKE) Avant de penser à la boîte à lunch et à la serviette de plage, il ne faudrait pas oublier la veste de sauvetage et la trousse de premiers soins, n'est-ce pas?

Dans le cadre de la 22e semaine nationale de prévention de la noyade qui se déroule jusqu'au 25 juillet 2015, la Section des activités aquatiques de la Ville de Sherbrooke offre des activités de prévention et d'éducation afin de sensibiliser la population, principalement les jeunes, à une baignade sécuritaire.

«Pour nous, c'est très important que les municipalités s'impliquent. Ce sont les campagnes de sensibilisation qui font une énorme différence», explique le directeur général de la Société de sauvetage du Québec, Raynald Hawkins.«Je dois reconnaître que nos efforts valent le coup puisque les chiffres sont en diminution depuis quelques années.» 

En effet, dans les années 1980, la moyenne de noyade par année était de 200. De 2009 à 2013, la moyenne a diminué significativement à 80 noyades par années. Il rappelle toutefois qu'une vingtaine de ces noyades pourraient facilement être évitées s'il y avait eu port de la veste de sauvetage. 

Cette année, ce sont plus de 300 centres aquatiques au Québec qui participent à des activités de sensibilisation, soit 100 centres de plus qu'à l'habitude. À Sherbrooke, tout au long de la semaine, quelques un des 70 sauveteurs de la Ville se déplacent dans les 12 piscines extérieures et aux deux plages publiques. Les gens assistent à des démonstrations de divers cas de sauvetages, à la découverte de la trousse de premiers soins, à l'activité de jeune sauveteur, à l'initiation au sauvetage, etc. 

«C'est toujours une simulation très réelle et nous avons toujours un sauveteur qui, au même moment que la situation se produit, explique le déroulement de la situation», dit Jean-Simon Campbell, coordinateur aquatique de la Ville de Sherbrooke. 

Après ces activités, les gens ont une meilleure idée de l'importance qu'ils doivent accorder aux directives des sauveteurs. Lorsqu'ils ont vu la gravité d'un cas de colonne, ils sont très sensibles aux conséquences de leurs actes. «Ils sont premièrement très surpris de voir ce que leurs actes peuvent engendrer et ils en gardent des souvenirs. Par la suite, ils sont conscients que, par exemple, plonger la tête première dans le côté moins profond peut engendrer de très graves accidents», dit M. Campbell. 

M. Hawkins conclut l'enjeu de la sécurité sur un ton très déterminé. «Si les gens suivent nos conseils, ils pourront continuer de raconter des anecdotes à place de faire vivre des drames à leurs proches.»

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