Fête du lac: une 34e édition moins courue

C'est sous un ciel orageux que s'est terminée la 34e édition de la Fête du lac... (Imacom, Maxime Picard)

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Emanuelle Boutin-Gilbert
La Tribune

(SHERBROOKE) C'est sous un ciel orageux que s'est terminée la 34e édition de la Fête du lac des Nations. Loin d'être dues aux feux d'artifice, les explosions entendues étaient l'oeuvre des nuages tumultueux qui couvraient Sherbrooke.

Jean-Pierre Beaudoin, directeur général de la Fête du lac des Nations, a affirmé qu'il y avait eu moins de visiteurs que l'an dernier, mais se convainc que le temps incertain que Dame nature a apporté à Sherbrooke est l'une des principales causes de cette diminution du nombre de festivaliers.

Il n'en demeure pas moins que la qualité des spectacles, tant musicaux que pyrotechniques, a su plaire aux festivaliers qui se sont tout de même déplacés, bien que les nuages menaçaient de se déverser sur leurs têtes.

«La tendance se maintient depuis quelques années; un peu plus du tiers des visiteurs de la Fête du lac arrive de destinations situées à plus de 40 kilomètres de Sherbrooke», détaille M. Beaudoin. Ainsi, une grande proportion des festivaliers proviennent de Sherbrooke et de ses environs.

«C'est sept millions de dollars en retombées pour la région de Sherbrooke», rappelle le directeur général. «C'est très significatif pour l'économie locale», souligne-t-il.

Cette année, la nouveauté c'était la compétition des feux d'artifice qui se transformait en compétition nord-américaine grâce à la participation de Pyro Spectacular. Quelle nouveauté pour l'an prochain? Les organisateurs ont déjà à l'oeil certaines firmes pyrotechniques qui proviennent du Mexique. Pourra-t-on voir des feux d'artifice exotiques miroiter sur le lac des Nations en juillet prochain? Ça, il faudra attendre pour le savoir.

Déjà, l'équipe organisatrice de la Fête du lac des Nations se prépare pour la 35e édition qui s'annonce haute en couleurs, prévient Jean-Pierre Beaudoin. «Notre équipe travaille sur la programmation et il y aura de belles surprises. On négocie en ce moment avec des groupes internationaux. On veut faire venir des coups de coeur, mais aussi peut-être des artistes qui sont déjà passés par la Fête du lac et qui ont été parmi les meilleurs», raconte-t-il, sans vouloir dévoiler trop de détails.

L'équipe californienne de Pyro Spectacular a remporté la... (Imacom, René Marquis) - image 2.0

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L'équipe californienne de Pyro Spectacular a remporté la Coupe des dieux, le grand prix remis par la Fête du lac. On voit sur la photo Paul Souza, le producteur du spectacle.

Imacom, René Marquis

Coupe des Dieux: la victoire aux États-Unis

L'entreprise californienne Pyro Spectacular a remporté la Coupe des Dieux devant la firme québécoise Orion, qui a obtenu la deuxième place. Quatre entreprises de pyrotechnie de l'Amérique du Nord se disputaient la récompense remise annuellement à ceux qui présentent les meilleurs feux d'artifice à la Fête du lac des Nations.

Samedi soir, Pyro Spectacular a offert une prestation enflammée, lumineuse et très intéressante sur le plan sonore, ce qui a convaincu les membres du jury de la compétition des Grands feux Matelas Houde.

Jean-Marc Bénard, président du jury, détaille les aspects qui doivent être pris en compte lorsque les juges analysent et critiquent les feux d'artifice. «Les juges bénéficient d'une demi-journée de formation où ils apprennent à évaluer le respect du thème, la qualité de la musique, le synchronisme de la musique et des feux, les transitions entre les tableaux, la luminosité, et c'est sans compter tous les autres sous critères qu'ils observent.»

L'une des membres du jury, Lise Pelletier, soutient qu'elle et ses collègues ont eu la tâche difficile cette année. «Le niveau de la compétition était très féroce, on a eu droit à une très grande qualité tout au long de la compétition», rappelle-t-elle.

L'entreprise gagnante a fait ses débuts il y a près d'un siècle et est restée entre les mains de la famille. C'est aujourd'hui les quatrième et cinquième générations qui s'occupent de divertir le public. «On voulait simplement venir à Sherbrooke et distraire la foule», explique le producteur de spectacle, Paul Souza, membre de la cinquième génération.

«J'ai choisi l'amour comme thème parce que c'est un concept qui parle à tout le monde. On a bâti le spectacle autour d'un catalogue de chansons des Beatles qui parlent d'amour et que les gens pouvaient facilement reconnaître», poursuit le concepteur de spectacle.

«Puisque nous sommes la seule entreprise des États-Unis à avoir fait la compétition, c'est d'autant plus important pour nous. C'est un sentiment spécial de remporter ce prix», raconte, satisfait, Paul Souza.

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