Le Festival Amalgam est de retour

Les cofondateurs du Festival Amalgam Vincent Cloutier et... (Imacom, Jessica Garneau)

Agrandir

Les cofondateurs du Festival Amalgam Vincent Cloutier et Guillaume Cabana posent en compagnie de la présidente du comité tags et graffitis de la Ville de Sherbrooke, Chantal L'Espérance.

Imacom, Jessica Garneau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(SHERBROOKE) Le Festival Amalgam, qui fait apparaître des oeuvres d'art sur les murs du viaduc des Grandes-Fourches et de la rue Frontenac, revient pour une quatrième édition pendant le week-end de Bouffe ton centro, du 31 juillet au 2 août. Une quarantaine d'artistes sont attendus dans le cadre de cet événement d'art urbain.

Des oeuvres des années passées ont donc été recouvertes pour laisser la place à celles de la version 2015. « On a un nombre limité de murs au centre-ville. Nous recevons une quarantaine d'artistes. S'il fallait qu'on refasse des nouveaux murs chaque année, peut-être que nous en manquerions. L'art urbain est quelque chose d'éphémère à la base. Nous voulons demeurer dans cette optique-là. Ça donne une raison de venir voir ce qui se passe au centre-ville. Le paysage change, c'est dynamique et ça évolue avec le temps », explique Vincent Cloutier, cofondateur du festival.

Pour son collègue Guillaume Cabana, Amalgam signifie qu'il doit y avoir un mélange, un échange entre les artistes. « On essaie de choisir des artistes qui ont des styles différents, autant des gens qui feront du figuratif que des personnages. Nous voulions amener quelque chose de différent à Sherbrooke. On voit surtout ces graffitis dans les grandes villes. On voulait enlever les mythes autour des graffiteurs. Il n'y a pas que du vandalisme qui vient de ce monde-là. C'est un mouvement qui touche tous les pays, toutes les grandes villes. »

« C'est revaloriser un lieu qui est plus délaissé et réinventer l'espace urbain », ajoute Vincent Cloutier.

Par le fait même, une galerie d'art temporaire ouvrira ses portes au 172 rue Wellington Nord pour mettre en valeur le travail des muralistes qui prennent part à l'événement. « Les artistes ne font pas que des murales. Il y a des tatoueurs, des illustrateurs, des graphistes. Nous voulons leur donner un espace pour mettre en valeur ce qu'ils font à la maison. »

Enfin, une murale sera réalisée sur un des murs du commerce Madame Pickwik, sur la rue Wellington Nord. « Il y a un mur derrière leur entrepôt qui est vandalisé constamment. Nous avons décidé de les approcher et ils ont été réceptifs », dit Guillame Cabana.

« Pour ces propriétaires, l'argent qu'ils mettent en temps de nettoyage, ils peuvent l'investir pour la création d'une oeuvre qui protégera le mur. Il faut que les commerçants soient prêts à laisser libre cours à la créativité des artistes, parce que nous voulons laisser les artistes s'exprimer », mentionne M. Cloutier.

La programmation sera disponible au festivalamalgam.com/.

Partager

À lire aussi

  • Les graffiteurs semblent moins actifs

    Sherbrooke

    Les graffiteurs semblent moins actifs

    Le comité tags et graffitis de la Ville de Sherbrooke célèbre sa troisième année d'existence en s'enorgueillissant de constater une diminution des... »

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer