Les graffiteurs semblent moins actifs

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(SHERBROOKE) Le comité tags et graffitis de la Ville de Sherbrooke célèbre sa troisième année d'existence en s'enorgueillissant de constater une diminution des graffitis indésirables en 2015.

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Chantal L'Espérance

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La présidente du comité, Chantal L'Espérance, explique effectivement qu'en combinant les statistiques des mois de mai et de juin, le nombre de plaintes s'élevait à 94 l'an dernier contre 66 cette année. Les plaintes formelles au Service de police de Sherbrooke, qui aboutissent parfois sur une arrestation, sont passées de 21 à 10.

« Pour nous, c'est une bonne nouvelle. Les signalements viennent souvent de nos services, qui voient des graffitis, ou de la part des citoyens. Ça démontre que nos actions portent leurs fruits. On ne voit pas les résultats du jour au lendemain et nous aimerions que ce soit encore plus rapide, mais c'est mieux que rien », commente Mme L'Espérance.

Depuis sa création, le comité a permis de dénicher 15 murs qui ont été offerts pour la création de murales, en plus de 11 surfaces pour des graffitis temporaires. Ces dernières sont repeintes trois fois par année pour laisser place à de nouvelles oeuvres.

« Les murs que nous rendons disponibles aux graffiteurs sont remplis, et c'est ce que nous voulions pour éviter qu'ils en fassent ailleurs. Éventuellement, ça générera des économies. Quand nous avons créé le comité en 2011, nous parlions de 100 000 $ pour le nettoyage. Le budget est maintenant très loin de ça. C'est une bonne nouvelle », ajoute Mme L'Espérance, sans toutefois mentionner l'importance du budget nettoyage cette année.

« On nettoie les graffitis dès qu'ils apparaissent. C'est ça le secret. Plus on laisse un graffiti longtemps, c'est comme si on invitait les autres à se joindre au groupe et ça devient très dispendieux parce qu'il faut nettoyer tout le mur. Plusieurs privés ont décidé d'y aller avec des murales permanentes et ç'a mis fin au problème, alors ils sont très contents. Ça permet de trouver une façon de travailler en amont en valorisant cet art-là plutôt que de faire de la répression. »

Par ailleurs, le Festival Amalgam sera de retour cette année en même temps que l'événement Bouffe ton centro, soit les 1er et 2 août. Il permettra la réalisation d'oeuvres le long du viaduc des Grandes-Fourches, notamment sur la rue Frontenac. Une nouvelle murale verra aussi le jour à partir du 10 août au 800 de la rue des Pompons.

Pour la première fois, une murale sera réalisée sur un camion d'Estrie Aide et elle deviendra une oeuvre d'art mobile. Un atelier d'initiation au graffiti sera offert le 15 août à la place des jeunes l'Intervalle, alors qu'une douzaine de participants découvriront cet art par l'intermédiaire d'une sortie de groupe avec un artiste-guide.

Une performance sur une pellicule de celluloïd se tiendra le 22 août au Marché de la Gare pendant le symposium d'art mural.

Enfin, le concours de graffitis sur les pelles de chenillettes reviendra après le succès connu l'an dernier.

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