Les commerçants du boulevard Industriel disent non

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(SHERBROOKE) Après s'être consultés, les 17 commerçants du boulevard Industriel qui recevront une facture pour l'urbanisation de cette artère ont choisi de ne pas accepter l'entente proposée par la Ville de Sherbrooke. Toujours insatisfaits de la façon dont ils ont été traités, ils attendront la facture avant de réagir et n'excluent pas de prendre des mesures légales.

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 Jean Grégoire

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Les deux parties s'étaient pourtant entendues sur un partage des coûts à parts égales, mais les commerçants avaient demandé des améliorations, notamment pour la fluidité de la circulation, et espéraient réduire à nouveau le coût de la facture. Rappelons que les travaux d'urbanisation, liés au prolongement du boulevard de Portland et à la construction du futur boulevard René-Lévesque, sont amorcés. La part des dépenses que devraient se partager les 17 commerçants s'élève à 343 600 $.

Après une rencontre avec le maire Bernard Sévigny la semaine dernière, le porte-parole des commerçants Jean Grégoire, propriétaire des Serres et pépinière Saint-Élie, disait être satisfait à 99 % des réaménagements des terre-pleins.

« La semaine dernière, j'étais résigné. Il fallait encore que je rencontre les autres commerçants vendredi. Nous avons discuté jusqu'à lundi et nous avons décidé de ne pas répondre à la Ville. Qu'elle fasse ses travaux. Nous ne lui mettrons pas de bâtons dans les roues. Quand nous recevrons la facture, nous verrons ce que nous ferons. Nous pourrions mettre nos conseillers juridiques sur le dossier », rapporte M. Grégoire.

Jean Grégoire explique que les commerçants ne veulent pas créer de précédent qui imposerait une façon de faire pour l'ensemble de la Ville. « Nous n'avons pas été élus pour prendre une décision pour les autres industriels. Si nous disons oui, nous donnons une légitimité à l'offre. Les commerçants ne sont pas satisfaits. Ils sont déçus. Nous sommes encore convaincus que la Ville ne fait pas les travaux pour notre bien, mais pour désengorger un secteur et pour faire du développement de maisons de chaque côté du boulevard René-Lévesque. »

«La Ville dit qu'elle nous chargera les montants réels, alors nous pourrons nous rasseoir tout le monde ensemble quand la facture arrivera.»


La facture des commerçants pourrait par ailleurs être inférieure au montant estimé, puisque ce dernier inclut des réserves pour les imprévus. M. Grégoire rapportait la semaine dernière que près de 80 000 $ étaient budgétés pour des imprévus qui risquaient peu de survenir.

« La Ville dit qu'elle nous chargera les montants réels, alors nous pourrons nous rasseoir tout le monde ensemble quand la facture arrivera. Certains commerçants voudraient utiliser la force, d'autres préfèreraient renégocier une entente. »

Les frais de justice ne seraient-ils pas plus élevés que la facture que chacun devrait assumer individuellement? « Peut-être, mais dans la vie, il y a des principes. Nous ne digérons pas encore de ne pas avoir été avisés de la venue d'une facture et d'avoir été traités comme des citoyens de deuxième zone. Ce qui m'épate, c'est que la Chambre de commerce n'est jamais venue nous voir. Nous sommes tout seuls là-dedans contre la grosse ville. »

À cette affirmation, le président de la Chambre de commerce de Sherbrooke Bruno Lavoie se dit ouvert à offrir son aide. « Nous avions commenté les travaux à la fin avril et nous avions critiqué l'attitude de la Ville, qui a d'ailleurs admis ses torts. Nous souhaitions que les deux parties puissent discuter. Nous avons le mandat de soutenir le développement économique et nous avons offert de prendre part aux discussions. Notre rôle en serait plus un d'intermédiaire ou de facilitateur. Si nous pouvons être des facilitateurs, nous verrons quelle forme ça peut prendre. »

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