La Ville appuie les producteurs agricoles de la région

Christine Ouellet... (Imacom, René Marquis)

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Christine Ouellet

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(SHERBROOKE) La Ville de Sherbrooke a donné son appui aux producteurs agricoles de la région et fera appel au gouvernement fédéral pour qu'il n'accorde aucun accès supplémentaire à nos marchés sous gestion de l'offre dans le cadre du Partenariat transpacifique (PTP). Lors du dernier conseil municipal, les élus en sont venus à la conclusion que l'ouverture des marchés sous gestion de l'offre serait néfaste pour la région.

La conseillère Christine Ouellet, agronome et présidente du comité de l'environnement, explique comment fonctionnent les marchés sous gestion de l'offre. « On produit la quantité qu'on consomme sur un territoire donné. Donc nous n'importerons pas des produits qui ne sont pas produits sur notre territoire en fonction des mêmes normes. Autrement, il y a un risque de baisse de qualité. Ça vaut la peine d'appuyer ce genre de demande de nos producteurs. »

Sa collègue Nicole Bergeron jugeait important d'emboîter le pas aux autres MRC du Québec qui ont déjà dénoncé les négociations qui mettent une forte pression sur le Canada pour qu'il ouvre ses marchés sous gestion. Les négociations du PTP ont cours entre le Canada et 11 autres pays.

François Bourassa, président de l'UPA de l'Estrie, a expliqué les risques potentiels. « Je suis moi-même producteur laitier à Valcourt et je représente les producteurs sous gestion de l'offre en Estrie. Ce sont 548 entreprises laitières et 17 entreprises avicoles. En Estrie, les productions sous gestion de l'offre, c'est 300 millions en revenus. Au Québec, ce sont 22 000 emplois directs.

« Il y a eu plusieurs ententes de libre-échange qui ont été conclues sans toucher à la gestion de l'offre. Nous ne sommes pas contre. Le gouvernement canadien peut très bien le signer et aller chercher des avantages, mais sans toucher à la gestion de l'offre. L'argument qu'on entend souvent en faveur du projet est que le consommateur aurait une baisse de prix, mais à travers la planète, la dérèglementation n'a jamais amené une baisse de prix. Il y a déjà trois MRC qui ont donné leur appui en Estrie. »

M. Bourassa laisse toutefois entendre qu'un tel partenariat aurait des effets néfastes sur les emplois de la région.

Hélène Dauphinais a été la seule à s'opposer. « J'inscris ma dissidence. Je suis économiste. Je comprends la démarche, mais personnellement, je crois que c'est le gouvernement canadien qui est bien placé pour regarder tous les enjeux pour négocier une entente de libre-échange ou non. Ce n'est pas un dossier que j'ai suivi énormément et je ne me sens pas la connaissance suffisante pour dire au gouvernement d'aller dans un sens ou un autre. »

Mme Bergeron a toutefois tenté de la rassurer. « Je veux rassurer Mme Dauphinais. Le gouvernement fédéral ne regarde pas toujours les intérêts du Québec dans ses décisions. Étant donné qu'en Estrie nous avons un secteur agricole avec des emplois ici, il faut faire confiance à ceux qui nous disent que cette proposition est néfaste pour le consommateur et qu'elle pourrait entraîner des pertes d'emploi chez nous. »

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