Les feux de la Fête du lac vus du bunker

La pluie qui s'est abattue sur le site... (Imacom, Jessica Garneau)

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La pluie qui s'est abattue sur le site en cours de soirée, mardi, a compliqué les préparatifs des artificiers. Ceux-ci ont tout de même réussi à livrer un spectacle haut en couleur et en lumière aux Sherbrookois.

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(SHERBROOKE) Dans les coulisses des Grands Feux, il n'y a ni côté cour ni côté jardin pour observer la pièce de théâtre pyrotechnique qui se déploie devant nos yeux. Il y a seulement un bunker, ce poste de contrôle à l'espace restreint aménagé au beau milieu de tous les explosifs qui s'apprêtent à illuminer le ciel. Un lieu où l'on se sent étrangement en sécurité alors que s'active autour le bombardement.

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Accompagné par Éric Fréchette, le maestro de l'opération pyrotechnique au lac des Nations, j'apprends que les plus grosses bombes - les 12 pouces comme les artificiers les appellent - ne seront pas utilisées, le spectacle d'ouverture étant de moins grande envergure que la compétition officielle.

On m'avertit que je vais tout de même ressentir des secousses. C'est le cas.

De la fenêtre du bunker, je perçois les canons qui s'activent devant et derrière nous, où sont situés les artifices les plus percutants, mais surtout, je les ressens. Le sol tremble et en me fermant les yeux, je me croirais presque en terrain hostile. Mais ceux-ci étaient plutôt écarquillés comme ceux d'un gamin. Je ne manque rien des canons qui crachent leurs couleurs à ras les arbres depuis la piste cyclable en laissant une odeur de brûlé et une fumée féérique sur leur passage. Je suis finalement bien loin du champ de mines imaginé.

Et pendant que les spectateurs observent les tableaux se dessiner devant eux, je ne sais plus où regarder pour capturer le moment où le feu d'artifice est propulsé. L'oeuvre est enveloppante pour les sens : le ciel est coloré, le sol tremble et le bruit des canons n'épargne le corps d'aucun sursaut.

La pluie complique les préparatifs

À mon arrivée sur les lieux, Éric Fréchette m'explique que la pluie qui s'est abattue sur le site en cours de soirée a compliqué les préparatifs.

« Certaines bombes ne répondent plus, alors il faut tester tout le système à nouveau. Tout est électronique, c'est comme si tu échappais ton cellulaire dans l'eau », explique-t-il.

La pluie s'est finalement interrompue à temps et le spectacle a pu débuter. En cours de route, les artificiers continuent de s'activer en dépit de l'automatisation des feux. Malgré le spectacle impressionnant, ces derniers ne sont pas entièrement comblés : tout ne s'est pas déroulé comme prévu sur ce côté du lac. Comme une réplique manquée au théâtre, ils seront les seuls à avoir noté le pépin.

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Kaïn, comme dans le temps

En soirée, le groupe Kaïn a animé le parterre bien garni en cette soirée d'ouverture de la Fête du lac des Nations. Le groupe comptait sur des admiratrices dévouées, venues s'assurer des meilleures places bien avant que les premières notes résonnent.

« Du Kaïn, c'est ce qu'on écoute en roadtrip et autour du feu. C'était très important pour nous d'être première rangée», explique Audrey Jobin.

Son amie Jessica Labbé se préparait quant à elle à chanter chacune des paroles lancées par le groupe. « J'écoute toujours leur album dans mon auto », souligne-t-elle.

Avant le quatuor, ce sont Les Culs de Sac qui ont, avec leurs sons festifs, réchauffés les festivaliers, bien que la température ne l'exigeait pas particulièrement.

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