St-Élie Motorsports: le voisinage est divisé

Les courses ont repris, vendredi au complexe St-Élie... (Imacom, Maxime Picard)

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Les courses ont repris, vendredi au complexe St-Élie Motorsports.

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(SHERBROOKE) Tantôt indifférents, tantôt déçus, les citoyens habitant les alentours du complexe St-Élie Motorsports ne partagent pas tous le même avis sur le retour des courses d'accélération dans leur voisinage. Si quelques-uns n'ont pas voulu commenter le dossier, qui est toujours en processus judiciaire, d'autres ont bien voulu témoigner anonymement des désagréments causés par les courses.

« Les soirs de drags, je prends ma voiture et je m'en vais, confie l'un des citoyens rencontrés. C'est chez moi, mais j'en ai ras le bol, alors je quitte ma maison pour la soirée. »

Ce dernier croit que la juge de la Cour d'appel a usé d'un ton alarmiste lorsqu'elle a accepté de suspendre le jugement de la Cour supérieure : une sortie qui rend peu optimiste ce citoyen pour la suite des choses.

Il n'est pas le seul à se dire déçu de la décision de la Cour d'appel qui a accepté d'entendre la cause du propriétaire de St-Élie Motorsports, Simon Homans. D'autres habitants ont manifesté leur découragement de voir les automobilistes quitter bruyamment le site le soir.

Or, pour Mario Goudreau, qui habite tout près du complexe, ceux qui agissent de la sorte ne font de mal qu'à eux-mêmes.

« C'est vrai que certains vont brûler leurs pneus en sortant, mais ça c'est leur problème, ce sont eux qui payent après. Pour le reste, ça ne me dérange pas », mentionne celui-ci.

« Comme pour tout dans la société, je pense que c'est seulement un 2 % ou 5 % des gens qui vont agir de la sorte, ils vont donner un coup de gaz parce qu'ils sont encore sur l'adrénaline, mais les gens sont vraiment respectueux en général », plaide quant à lui Mathieu Durivage, un habitué des courses d'accélération ayant même été en cour défendre la cause de St-Élie Motorsports.

« On fait passer ça comme si tous les citoyens étaient contre, mais c'est totalement faux. J'en connais plusieurs gens qui habitent autour et ça ne les dérange pas », ajoute-t-il.

Du côté du conseiller municipal Julien Lachance, celui-ci n'a pas voulu s'avancer sur ce délicat sujet, soulignant qu'il ne pouvait émettre de commentaires sur un enjeu judiciarisé. Il a malgré tout souligné qu'un avocat de la Ville suivait avec attention le dossier.

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