Monopole de la SAQ: des restaurateurs d'ici se montrent ouverts

La fin hypothétique du monopole de la Société des alcools du Québec (SAQ) ne... (Imacom, René Marquis)

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(SHERBROOKE) La fin hypothétique du monopole de la Société des alcools du Québec (SAQ) ne semble pas inquiéter les gens d'affaires du milieu de la restauration. Ils y voient surtout une occasion de mettre la main plus facilement sur des produits exclusifs.

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Anik Beaudoin

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L'ouverture à un marché concurrentiel pour l'alcool au Québec, comme il le sera recommandé dans un rapport à être publié à la fin de l'été par la commission de Lucienne Robillard sur les programmes gouvernementaux, polarise les opinions autant politiques qu'économiques quant aux avantages de tendre la bouteille au privé.

Si l'impact d'une telle mesure sur le prix au détail demeure nébuleux, des restaurateurs de Sherbrooke pour qui la vente de vins et de spiritueux représente une importante fourchette de leur offre envisageraient positivement la réforme.

« Ça ne changerait pas grand-chose pour nous, affirme Anik Beaudoin, propriétaire du restaurant Auguste. Sauf que ça ouvrirait un marché où l'on pourrait retrouver des vins plus exclusifs qui ne sont pas disponibles en SAQ. Ils conservaient quand même la surtaxe sur l'alcool, je ne pense pas qu'ils se priveraient de ça. »

Plus de 80 % des produits offerts chez elle proviennent d'importations privées et ne sont donc pas nécessairement disponibles en SAQ, ce qui, selon Mme Beaudoin, peut ennuyer certains clients. Une avenue qui pourrait être exploitée, advenant la fin du monopole, serait l'installation connexe d'une boutique de vins et spiritueux vers laquelle les clients du restaurant pourraient se tourner pour trouver leur bouteille favorite.

«On essaie de faire découvrir des produits originaux avec des importations privées.»


Julien Bousquet, de la taverne américaine O Chevreuil, estime pour sa part que la fin du monopole pourrait faciliter les rapports entre les restaurateurs indépendants et les distributeurs privés. Pour l'instant, toutes les importations d'alcool doivent transiter par la SAQ, ce qui occasionne, selon lui, son lot de soupirs.

« On essaie de faire découvrir des produits originaux avec des importations privées et, là-dessus, il n'y a aucune flexibilité de la part de la SAQ, ils ne font rien pour aider les restaurateurs comme nous qui ne peuvent pas nécessairement immobiliser d'importantes sommes d'argent pour nos achats, explique-t-il. Avoir de la concurrence qui pourrait accomoder les restaurateurs, je pense que ça pourrait avoir du bon. »

Le sommelier du restaurant Da Toni, François Dionne, partage cet avis. Selon lui, la fin du monopole de la SAQ ne se traduirait pas nécessairement en un impact direct pour la clientèle, mais la différence serait marquée en ce qui concerne l'accès aux produits.

« Parfois, ça peut prendre trois à quatre semaines avant d'avoir mes produits, il faut les appeler et mettre de la pression, mais on voit qu'ils ont le monopole, ils savent que je ne peux pas aller ailleurs. », mentionne-t-il.

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