Un marché «assez grand» pour la mari médicale

La décision de la Ville de Sherbrooke de modifier sa règlementation pour... (Archives La Tribune, Jocelyn Riendeau)

Agrandir

Archives La Tribune, Jocelyn Riendeau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) La décision de la Ville de Sherbrooke de modifier sa règlementation pour permettre la production de marijuana à des fins médicales dans le pôle scientifique près du CHUS dans l'arrondissement de Fleurimont réjouit celui qui avait soumis le projet d'implantation d'une telle entreprise de production.

José Dominguez... (Archives La Tribune, Jocelyn Riendeau) - image 1.0

Agrandir

José Dominguez

Archives La Tribune, Jocelyn Riendeau

José Dominguez explique que la réalisation d'un tel projet n'est pas évidente étant donné que les autorisations de Santé Canada sont plus difficiles à obtenir.

« Je n'avais pas eu de nouvelle des autorités municipales depuis que je leur avais soumis mon projet. Je me suis tourné depuis ce temps vers des partenaires dans la région de Toronto. J'avais fourni toutes les informations à Sherbrooke Innopole concernant la production de cannabis à des fins médicales, mais je n'ai jamais eu de suivi. J'ai été surpris de constater cette récente prise de position par la Ville de Sherbrooke », mentionne M. Dominguez.

Lui-même détenteur d'une autorisation pour utiliser la marijuana pour soulager des douleurs chroniques, il estime à environ 200 le nombre de personnes qui possèdent une telle autorisation dans la région de Sherbrooke.

« Il est difficile de convaincre des bailleurs de fonds lorsque la liste des utilisateurs est confidentielle. Cependant, il y a un marché assez grand dans le secteur de Sherbrooke pour supporter le projet que j'avais déposé. Le projet est viable. Il pourrait créer huit à dix emplois et occuper un espace d'environ 10 000 pieds carrés », estime M. Dominguez.

PRODUCTION ET FORMATION

Même s'il conserve toujours le projet d'établir un centre de production de marijuana à des fins médicales, il souhaite à plus court terme ouvrir un centre de formation sur l'extraction et la transformation de la marijuana à des fins médicales à Sherbrooke.

« J'aimerais bien ouvrir mon centre de service et recherche avant septembre si les différents partenaires que sont les hôpitaux, les centres de recherche et la clinique Santé Cannabis y voient un intérêt. L'objectif demeure d'offrir les meilleures conditions aux patients qui possèdent une telle autorisation de consommation à des fins médicales. Pour l'instant, il n'y a pas de telle ressource à Sherbrooke », explique M. Dominguez.

À la clinique Santé Cannabis, on confirme être dans une phase d'expansion et que Sherbrooke pourrait être un marché intéressant.

« Il est trop tôt pour confirmer quoi que ce soit », signale toutefois Adam Greenblatt de la clinique Santé Cannabis.

Depuis le combat du journaliste Charles Bury à Sherbrooke en janvier 2014, le Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens (CMDP) du CHUS s'est prononcé en faveur de la consommation de cannabis à des fins médicales, devenant le premier établissement de santé au Québec à se positionner dans le dossier. La modification à la règlementation de la Ville de Sherbrooke s'ajoute aux conditions gagnantes pour la mise en place d'une industrie de ce type à Sherbrooke.

« Nous n'avons pas besoin de la modification du zonage pour établir une clinique. Cependant, je peux dire que Sherbrooke est un endroit spécial pour l'utilisation de la marijuana à des fins thérapeutiques », indique M. Greenblatt.

Ce dernier souligne la décision du ministère fédéral de la Santé qui a annoncé hier une exemption à l'article 56 du Règlement sur la marijuana à des fins médicales pour permettre aux producteurs autorisés de vendre de l'huile de cannabis.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer