Un outil pour cibler le bon bac

La présidente du comité de l'environnement Christine Ouellet... (Imacom, René Marquis)

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La présidente du comité de l'environnement Christine Ouellet a indiqué l'importance de savoir disposer de ses déchets dans le bon bac.

Imacom, René Marquis

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(SHERBROOKE) Si Sherbrooke fait bonne figure en matière de gestion des matières résiduelles, notamment grâce à sa collecte à trois voies, elle cherche à améliorer encore ses performances en mettant deux outils à la disposition des citoyens. Quoi faire avec une vieille télévision? Qui peut récupérer des résidus de peinture? La litière du chat est-elle compostable? Les nouveaux outils permettent de répondre rapidement à toutes ces questions.

Le site web sherbrooke.ca/outildetri permet une recherche rapide par mot clé, en ordre alphabétique ou par catégorie de produit. « Prenons l'exemple des télévisions que nous retrouvons sur le bord de la route pour la collecte des gros rebuts. Le site nous indique que nous devons en disposer en l'apportant à l'écocentre », explique Chantal Pelchat, chef de la division de l'environnement par intérim.

Si une matière n'est pas répertoriée, la Ville invite les citoyens à utiliser la rubrique « nous joindre » pour le signaler. Elle pourra ensuite être ajoutée à la banque de données.

Le site sherbrooke.ca/cartes offre quant à lui la possibilité d'entrer une adresse et de connaître les dates des prochaines collectes pour cet endroit en particulier. Il est aussi possible d'y obtenir l'itinéraire vers l'écocentre le plus proche. Les deux sites, qui ont nécessité un investissement de 25 000 $, fonctionnent sur toutes les plateformes.

« Ces outils nous aideront à mieux gérer les déchets et à mieux les valoriser. Une fois qu'on sait qu'ils existent, ça devient facilitant. Ça nous donne un outil de plus pour atteindre nos objectifs », lance Christine Ouellet, présidente du comité de l'environnement.

Pour Chantal Pelchat, la Ville n'a d'autre choix que de poursuivre la sensibilisation. « Un effort collectif est nécessaire. On voit beaucoup de problèmes avec la collecte des encombrants. On veut aussi éviter que les gens mettent tout dans les bacs noirs. On veut trouver des solutions pour ne pas enfouir davantage. Nous avons déjà de belles performances, mais nous voulons améliorer davantage et il faut donner des outils aux citoyens pour y parvenir. Les gens ont encore le réflexe d'envoyer beaucoup de choses qui peuvent être valorisées à l'enfouissement. Nous nous sommes rendu compte qu'il y avait des problèmes avec le plastique notamment. Il y a toutes sortes de sacs, il y a des types de plastique que nous ne recyclons pas. »

Christine Ouellet rappelle qu'il ne sera plus possible d'enfouir les matières de construction, de rénovation et de démolition à partir de 2017. Même chose pour les matières putrescibles en 2020. « Toutes nos matières alimentaires devront être compostées ou valorisées autrement, entre autres par biométhanisation. Le problème, c'est que ça coûte cher et les coûts doivent être assumés par la Ville, alors la méthode la plus économique est d'inciter les citoyens à consommer moins, à consommer mieux et à faire un bon tri. »

Valoris deviendra alors un outil de tri très précieux. « Valoris pourra trier, mais ce ne sera jamais la même qualité de matière, prévient Chantal Pelchat. Si j'ai du carton dans le bac à déchets et qu'il est souillé, je n'aurai pas la même valeur pour ce produit que si je le trie à la source. Le tri à la source, c'est la meilleure chose à faire au départ. Si on peut bannir de l'enfouissement certaines matières qui se trouvent dans nos sacs, c'est encore mieux. »

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