Boulevard Industriel: la Ville et les commerçants s'entendent

Jean Grégoire... (Archives La Tribune, Jocelyn Riendeau)

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Jean Grégoire

Archives La Tribune, Jocelyn Riendeau

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(SHERBROOKE) Le maire Bernard Sévigny et le représentant des commerçants du boulevard Industriel, Jean Grégoire, se sont rencontrés une dernière fois mercredi pour clore les discussions liées aux coûts d'urbanisation du boulevard.

Des 343 600 $ que devront assumer les propriétaires riverains, près de 80 000 $ sont comptabilisés pour des imprévus. La note pourrait donc être moins salée que prévu pour les 17 commerçants concernés.

Rappelons que les deux parties s'étaient entendues sur un partage des coûts à parts égales, mais que les commerçants attendaient des éclaircissements sur la ventilation de certaines dépenses.

« Nous avions fait des demandes pour que les bandes centrales de béton soient retirées parce qu'elles causaient préjudice à nos commerces. La situation est réglée à 99 % à la satisfaction des commerçants. Nous avions aussi besoin de comprendre d'où venaient les montants. Nous avons compris qu'il y avait environ 80 000 $ de réservés pour des imprévus qui ne devraient pas survenir », explique Jean Grégoire, propriétaire des Serres et pépinière Saint-Élie.

« C'est un dossier complexe où on parle de chiffres. On s'est expliqués. Nous avons pris l'ensemble de son document et nous en avons produit un qui répondait à chacune des questions qu'il avait soulevées et à chacun des calculs. Pour gérer des grands projets municipaux comme celui-lui, il y a une certaine complexité et je crois que les commerçants l'ont bien saisi », exprime le maire Sévigny.

«La prochaine fois que je négocierai avec la Ville, il y aura une enregistreuse sur le coin du bureau.»


Ce dernier rapporte que des sommes ont entre autres été budgétées pour du dynamitage si la Ville devait se buter à du roc. M. Grégoire est convaincu qu'il n'y a pas de roc dans cette portion du boulevard. « Notre estimation, c'est le maximum que ça pourrait coûter, mais nous facturerons le montant réel. Donc ce sera probablement moins que le montant qui avait été établi », mentionne M. Sévigny.

Jean Grégoire rencontrera les autres commerçants concernés vendredi matin pour leur faire un compte rendu de la réunion avec la Ville. Ils pourront ensuite voter sur l'acceptation des mesures proposées, même si M. Grégoire admet qu'ils ne disposeraient plus de recours supplémentaire. « Nous sommes résignés et nous prendrons la facture. La seule chose que je retiens, c'est que la prochaine fois que je négocierai avec la Ville, il y aura une enregistreuse sur le coin du bureau, parce qu'ils ont la mémoire qui s'efface vite. »

La Ville prendra pour sa part les moyens pour éviter que des propriétaires riverains soient avisés à la dernière minute d'une facture qui pourrait leur être acheminée pour des travaux d'urbanisation. « Cette semaine au comité exécutif, nous avons déposé une nouvelle procédure pour éviter qu'une situation comme celle-ci se reproduise. Elle sera proposée au conseil municipal en août ou septembre. Que des riverains apprennent à la dernière minute qu'ils ont des travaux à payer, ça n'existera plus. Ils seront avertis plusieurs mois à l'avance. Ce sont des enseignements que nous tirons. Ça ne donne rien aux commerçants du boulevard Industriel, mais nous aurons un outil pour l'avenir. »

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