Une rue de Rock Forest portera le nom de Rachel Lussier

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Rachel Lussier

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(SHERBROOKE) Véritable institution du journalisme et de la culture, l'ancienne journaliste de La Tribune Rachel Lussier continuera de laisser sa marque alors qu'une rue du secteur Paillard, à Rock Forest, portera son nom. Ladite rue se trouvera à un jet de pierre d'une autre portant le nom de l'auteure Germaine-Guèvremont.

« Près de Germaine Guèvremont, ça adonne bien. C'est là qu'elle devrait être », se réjouit le communicateur Guy Ouellet, ami de Mme Lussier.

«C'était tellement le temps. Quand le comité de toponymie a fait un appel de candidatures pour trouver des noms de toponymes, notamment des noms de femmes, j'avais modestement suggéré Rachel Lussier, qui demeure une figure marquante du domaine de la communication. Avec elle, les entrevues duraient deux heures et demie et ça paraissait dans les articles qu'elle écrivait. Elle avait des questions que les autres ne posaient pas », se souvient Guy Ouellet.

Née en 1945, Rachel Lussier a travaillé à Télé 7, Radio-Québec, l'Office national du film et La Tribune.

Respectée des artistes, renommée pour son amour de la scène artistique, Mme Lussier s'est éteinte en 2010 à la suite d'un combat contre le cancer.

« Compte tenu du travail qu'elle a fait, c'est un pont que je lui aurais donné, puisqu'elle faisait le lien entre les artistes et le public. On la présentait souvent comme un projecteur parce qu'elle avait la capacité de mettre le talent des autres en lumière », ajoute M. Ouellet.Johanne Rondeau, une amie de longue, juge elle aussi l'honneur bien mérité.

« Je l'ai connue quand j'avais 11 ans. Elle était ma cheftaine chez les guides. Elle a été une personne marquante dans ma vie. C'était une femme forte à qui on avait envie de ressembler. Elle engendrait un grand respect. C'est la moindre des choses de donner son nom à une rue. Si quelqu'un mérite ça, c'est bien elle. Elle a été pendant tellement longtemps une institution de la scène culturelle à Sherbrooke. Elle soutenait la scène culturelle. Il est normal qu'on la soutienne à son tour. »Guy Ouellet affirme par ailleurs que si un parc était construit dans le secteur ou si des familles avec de jeunes enfants s'établissaient sur la rue qui porte son nom,

« Rachel esquisserait sûrement un petit sourire de là où elle est ».La désignation de la rue Rachel-Lussier a été entérinée au conseil municipal lundi en même temps que celle de la rue Imelda-Lefebvre, dans le secteur de la rue de l'Impériale. La présidente du comité de toponymie, Hélène Dauphinais, était heureuse que des femmes soient honorées. « C'est ce que nous visons, dans les nouveaux noms, que 50 % soient féminins, autant que possible. C'est plus difficile, parce que notre banque de toponymes comporte beaucoup de noms d'hommes qui méritent aussi d'être honorés. Il faut faire un effort. Souvent, les suggestions viennent des citoyens. »

Le pont de la rue College portera par ailleurs le nom de pont Bishop's. 

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