Le CIUSSS doit sabrer 30 M$ dans son budget de 1,1 G$

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Patricia Gauthier en compagnie de Carol Fillion et de Pierre-Albert Coubat.

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(SHERBROOKE) Le CIUSSS de l'Estrie-CHUS travaille à sabrer 30 M$ dans son budget qui s'élève à 1,1 milliard $ dans le cadre du plan d'optimisation du ministère de la Santé et des Services sociaux.

La présidente-directrice générale a assuré jeudi en conférence de presse que les services à la population ne seraient pas touchés et que les compressions toucheront principalement la gouvernance administrative.

Les mesures visées par le CIUSSS seront transmises au ministère le 23 juillet. Ce dernier s'assurera que les soins aux patients ne seront pas diminués. Les syndicats seront quant à eux rencontrés le 10 juillet.

« C'est un budget important, le 2e plus important de 22 centres intégrés, et nous essayons de faire en sorte que chaque dollar soit utilisé au meilleur escient possible. Nous pensons que la fusion des 14 établissements nous donnera un effet de levier, une économie d'échelle en regroupant nos services administratifs », explique Patricia Gauthier.

Déjà, entre le 31 mars et le 26 juin, 90 postes de cadres ont été abolis dans les directions administratives et techniques.

« L'économie de 30 M$ aurait été difficile à réaliser avec des établissements qui fonctionnent en silos. Nous avons déjà 9 M$ de réalisés dans la première étape de la fusion. Nous irons chercher les meilleures façons de faire de chacune des 14 institutions. Juste réduire d'un demi-point de pourcentage le temps supplémentaire, nous aurions des économies de 3 M$. Nous voulons maintenir les mêmes services que nous offrions en 2014-2015. Nous ne sommes pas rendus à les améliorer, mais nous voulons les maintenir », ajoute Mme Gauthier.

La présidente-directrice générale estime que les objectifs sont réalistes parce que toutes les institutions impliquées dans la fusion avaient atteint l'équilibre budgétaire pour l'année financière 2014-2015. Chaque cadre devra, pendant l'été, trouver des moyens d'atteindre les cibles qui ont été fixées.Pierre-Albert Coubat, directeur des ressources financières et de la logistique, réitère que le CIUSSS s'engage à maintenir l'accessibilité des soins.

« Nous sommes cohérents avec nos priorités, parce que 78 % de notre budget est consacré aux soins et aux services directs aux personnes. Nous visons donc moins d'administration et plus de soins et de services. »La révision de la gouvernance administrative, qui vise à maintenir le budget du secteur administratif au seuil de 5,5 %, devrait permettre d'économiser 17 M$. « Nous avons déjà réduit de près de la moitié le nombre de cadres. Nous mettons à profit la synergie. »

En utilisant des médicaments génériques et en profitant des avantages d'un centre hospitalier universitaire, notamment pour la production d'isotopes à coût moindre, le CIUSSS visera des économies récurrentes de 8 M$.

« Il s'agit de choisir avec soin pour renforcer la qualité et l'efficience des activités cliniques », mentionne M. Coubat.

S'ajouteraient des économies de plus de 2 M$ en regroupant des appels d'offres et en privilégiant un approvisionnement commun. En regroupant des activités qui étaient autrement confiées à des partenaires privés et en réduisant les loyers et les coûts d'entretien des bâtiments, le CIUSSS épargnerait trois autres millions.

Pierre-Albert Coubat mentionne par ailleurs qu'en étendant les bonnes pratiques et les innovations à tous les établissements, 3 M$ additionnels pourraient être économisés. Il s'agirait de réduire la quantité de temps supplémentaire et de réduire le taux d'absence pour maladie.

Le CIUSSS devra par ailleurs assumer des dépenses supplémentaires non récurrentes de 12 M$ en 2016 en raison de l'année bissextile. Certains projets pour lesquels des sommes n'ont pas été engagées seront reportés.

Carol Fillion, directeur général adjoint aux programmes sociaux et de réadaptation a précisé que l'effort de l'établissement estrien n'était ni plus ni moins important que celui des établissements d'autres régions.

« Nous sommes à questionner nos services pour être sûrs que les bonnes personnes sont traitées au bon endroit au bon moment. Il est clair qu'en évitant la duplication de tests, nous économiserons. Il faut aussi que chacun d'entre nous se questionne sur l'utilisation judicieuse du système de santé et éduquer les gens à la prise en charge de leur propre mieux-être. Nous devons faire notre propre bilan des choix que nous faisons pour notre propre santé. »Le CIUSSS de l'Estrie embauche 17 000 personnes, couvre un territoire de 13 000 km2 et sert un bassin de 500 000 personnes.

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