Une douzaine de ménages sans logement

Après une année d'accalmie, Sherbrooke renoue avec la crise du logement. À... (Archives La Presse)

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(SHERBROOKE) Après une année d'accalmie, Sherbrooke renoue avec la crise du logement. À quelques heures de la fin de leurs baux, des locataires se retrouvent sans logement.

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Normand Couture

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Selon Normand Couture, de l'Association des locataires de Sherbrooke, une douzaine de ménages n'ont pas pu se trouver un loyer à temps pour le 1er juillet. Ces personnes, dont 11 vivent seules, ont été logées temporairement chez des amis ou de la parenté.

D'autres ont été pris sous l'aile de la Ville de Sherbrooke qui peut fournir une aide de dépannage et un toit temporaire.

«L'an dernier, nous n'avions pas connu la crise du 1er juillet. Nous pensions que ça serait encore le cas cette année, compte tenu du taux d'inoccupation qui est plus élevé à Sherbrooke, mais non», déclare-t-il.

«Nous pensions que les propriétaires auraient été plus souples, avec un taux d'inoccupation qui frôle les six pour cent, mais non.»

On est encore loin des 30 ménages laissés à la rue qu'on avait connus dans les années 2004 à 2006 à Sherbrooke, fait remarquer M. Couture. La situation n'est cependant pas moins préoccupante.

Le coût des logements a augmenté de façon plus importante que celui des revenus.

«Ce sont des gens qui vivent de l'aide sociale. Avec des logements trois et demi à 450 $ par mois, c'est donc plus de 50 pour cent du revenu qui sert à payer le loyer, calcule-t-il.

«Il reste l'électricité à payer. S'il survient une dépense imprévue, c'est certain qu'il va se produire une crise. Il y a certainement des mois qui ne sont pas payés. Pour ces personnes, c'est un immense stress de se retrouver sans logement. C'est là que ça éclate.»

La construction de logements sociaux n'est pas suffisante. «Il se construit des logements à Sherbrooke, mais avec des loyers de 600  à 700 $ par mois, ça n'aide pas», ajoute Normand Couture.

«Nous allons consacrer les prochains jours à relocaliser les gens sans logement. Heureusement, les membres de la table de concertation mise sur pied en 2001 s'aident pour résoudre le problème.»

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