«Une vague d'amour» pour Cassandre et sa famille

Cassandre Labrie, atteinte du syndrome de Goldenhar, joue... (Imacom, Jocelyn Riendeau)

Agrandir

Cassandre Labrie, atteinte du syndrome de Goldenhar, joue avec sa soeur Anaïs. Elles débordent toutes les deux d'énergie!

Imacom, Jocelyn Riendeau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Gabrièle Roy
La Tribune

(SHERBROOKE) Le club de moto social les Southern Cruisers de Sherbrooke organise le 4 juillet l'activité «Rider pour la cause», un événement qui permettra d'amasser des fonds pour venir en aide à Cassandre Labrie, une petite fille de bientôt cinq ans qui souffre du syndrome de Goldenhar.

«C'est une vague d'amour très appréciée», dit la mère de Cassandre, Karine Marois. «Ça compte beaucoup pour nous de savoir que des gens se dévouent et nous supportent dans ce qu'on a vécu et dans ce qu'il nous reste à vivre.»

Le syndrome de Goldenhar est un défaut de développement de l'embryon qui occasionne des malformations du visage, de la mâchoire, de l'oreille et des yeux, qui engendrent à leur tour plusieurs troubles chez Cassandre, dont une vision faible de l'oeil droit, un problème de surdité et un trouble de nutrition.

Les quelques derniers mois ont été très difficiles pour la jeune fille et sa famille. Non seulement Cassandre a été hospitalisée à la suite d'une grave infection causée par une piqûre d'insecte sur son visage, mais en plus, son âge mental a régressé. L'année dernière à pareille date, Cassandre allait avoir quatre ans et avait un âge mental de trois ans et demi. Aujourd'hui, elle s'apprête à souffler ses cinq bougies, mais n'a qu'un an et demi d'âge mental.

«Cassandre a fait tous les tests pour savoir ce qui a engendré cette régression. Les médecins ont plusieurs hypothèses, mais pour l'instant, rien n'est encore confirmé», explique Mme Marois. «Heureusement, les médecins sont presque sûrs qu'elle pourra retrouver l'âge mental qu'elle avait avant.»

Celle qui a la grandeur et la force d'un enfant de cinq ans demande une constante surveillance. «Dès que Cassandre se réveille, je sors de mon lit en courant et vais la rejoindre. C'est impossible de la laisser seule quelques secondes, parce qu'elle peut être dangereuse pour elle-même et pour les autres», explique Mme Marois.

La famille

Malgré la compréhension, l'aide et l'amour que lui donnent ses frères et soeurs, les parents sont conscients que c'est parfois très difficile pour eux. Ils expliquent qu'ils doivent parfois manquer des sorties d'écoles ou des journées avec les autres enfants, puisqu'ils doivent se déplacer avec Cassandre pour ses chirurgies.

Mme Marois mentionne qu'en plus de payer les nombreux médicaments que la petite fille doit prendre, l'argent amassé pourrait, par exemple, leur servir à trouver quelqu'un pour les aider avec Cassandre, ce qui leur permettrait d'être plus disponibles pour les autres enfants.

Les gens sont invités à participer à l'événement «Rider pour la cause» qui débute avec une randonnée de moto, le point de départ étant le centre communautaire de Saint-Élie. Par la suite, il y aura un souper spaghetti, un orchestre, un service de bar et un tirage de prix de présence, tout ça à la salle Richard-Gingras du centre communautaire. Les billets sont en prévente au coût de 20 $ dans plusieurs commerces de la Ville de Sherbrooke. Pour plus d'informations, veuillez contacter davemandan@gmail.com.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer