Un temps parfait pour transporter des boîtes

Les déménageurs ne chôment pas à ce temps-ci de l'année, mais cette fois, la... (Archives La Tribune)

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(SHERBROOKE) Les déménageurs ne chôment pas à ce temps-ci de l'année, mais cette fois, la sueur perle moins sur leur front. C'est par des températures moins chaudes qu'à l'accoutumée qu'ils déplacent des électroménagers et des meubles.

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Imacom, Julien Chamberland

»Habituellement, dans la haute saison des déménagements, il faut autour de 30 degrés. Cette année, c'est plus autour de 20 degrés», fait remarquer Benoît Prince, propriétaire de Déménagement Express.

«Ça paraît quand même beaucoup pour nos employés. Il fait moins chaud. Souvent, fin juin, début juillet, les déménagements arrivent en pleine canicule. Les journées sont encore plus longues.»

Hier, à part les brins de pluie désagréables, il a fait seulement 15 degrés, ce qui rendait le transport des boîtes de carton moins pénible. Pour ce mardi, le mercure ne devrait pas dépasser les 25 degrés. Mercredi, festival québécois du tour de rein, le maximum sera de 23 degrés, avec de la pluie cependant, selon Environnement Canada.

Parce que les déménageurs scrutent les bulletins de la météo, ajoute M. Prince. «Quand il fait plus frais, ça travaille mieux. Depuis le début de mai, on est sept jours sur sept», lance-t-il.

Avec ses sept équipes sur la route, Déménagement Express a peine à répondre à la demande. «Nous devons en refuser», dit-il.

«Les gens se prennent souvent en retard. Il y a aussi la difficulté de recruter du personnel qualifié.»

Chez Déménagement Martin, on est aussi actif 12 mois par année, mais les mois de mai, juin et de juillet demandent d'être plein d'énergie. «La plupart des gens réservent deux à trois mois à l'avance», déclare Simon Roy, directeur général de l'entreprise.

«Mais il y a toujours des retardataires. Ces jours-ci, on doit recevoir entre 100 et 200 appels par jour. Ce qui arrive dans ce temps-là c'est que plusieurs s'improvisent déménageurs... avec les risques que cela comporte. Des clients se retrouvent sans aide pour déménager à la dernière minute, car ceux qu'ils avaient engagés leur font faux bon. Ça nuit à la réputation de notre industrie.»

M. Roy remarque cette année un nouveau phénomène. La construction de plusieurs unités de condo à Sherbrooke amène plusieurs propriétaires de maison à déménager. Des locataires laissent donc leurs logements pour aménager dans des maisons.

Cela provoque un autre phénomène. «Nous devons entreposer plusieurs choses de nos clients», constate-t-il.

«Les gens ont trop de meubles ou n'ont pas encore leur nouvelle demeure. On a tellement de choses à entreposer qu'on pense à agrandir.»

Du côté d'Hydro-Sherbrooke, on estime le nombre de déménagements à 10 332 en date d'hier. L'an dernier, ce chiffre avait atteint 10 681 sur le territoire à la fin de la période des déménagements.

Depuis déjà près d'un mois

Même si la journée officielle de déménagement du 1er juillet n'est pas encore tout à fait arrivée, les camions se déchargent depuis déjà près d'un mois, à Sherbrooke.

«La période la plus occupée de l'année est définitivement de début juin au 4 ou 5 juillet», explique un des déménageurs de la compagnie Déménagement Express de Sherbrooke.

Déménager en soi demande beaucoup d'organisation, de temps et d'argent. Puisque les prix des compagnies de déménagement sont souvent déterminés en fonction du nombre d'heures nécessaires pour le transport, le montant total peut varier rapidement en cas d'imprévus.

«Je pensais que le montant allait être autour de 700 $, mais puisqu'ils n'ont pas pu utiliser l'ascenseur pour monter les meubles au troisième étage, ça prend plus de temps, donc ça va coûter plus cher. J'ai dû faire peinturer avant d'aménager, ce qui a été un autre coût assez dispendieux», dit Lise Provost, qui déménageait sur la rue McGregor, hier.

«Le déménagement est un très gros investissement», ajoute-t-elle.

Beaucoup de gens comme Mme Provost sont chanceux et ont l'aide de leur famille pour ces quelques jours très occupés. La femme qui déménageait hier avait l'aide de sa fille, son petit-fils et un ami.

Certains le font en compagnie de la famille, d'autres le font pour la famille. «Plus les enfants grandissent, plus ils ont besoin d'espace et d'intimité», explique le père de trois enfants qui en était à son quatrième déménagement en six ans. Lui qui désirait rester dans l'anonymat explique que malgré leur changement d'adresse habituelle, la famille reste toujours dans le même quartier. «Avec trois enfants, il faut s'assurer que le quartier est sécuritaire. C'est aussi plus facile pour les autobus et tout le reste», dit-il.

«Ce sont toutes les petites choses autour du déménagement qui sont rough», ajoute le citoyen.

Compagnies

Non seulement le déménagement est demandant pour ceux qui changent de résidence, mais c'est aussi le temps le plus occupé de l'année pour plusieurs compagnies. Il n'y a qu'à penser aux nombreux formulaires à remplir pour les changements d'adresse ou aux compagnies de câble et de téléphonie qui doivent également déménager et réaménager leurs clients.

«C'est beaucoup de travail, ça ne lâche pas du tout durant le temps du déménagement», dit le technicien de chez Vidéotron Anthony Bergeron.

«Ce sont des plus grosses jobs que celles qu'on fait habituellement puisqu'on doit déménager les clients et ils veulent souvent changer leurs contrats au nouveau domicile, donc c'est tout à refaire», explique-t-il. «C'est également plus compliqué puisqu'il y a toujours des contraintes de fils qui ne vont plus à la même place.»

 - Avec Gabrièle Roy

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