Ballon sur l'eau : un beau défi pour l'été 2015

Gabrièle Roy, journaliste stagiaire à La Tribune, a... (IMACOM, Julien Chamberland)

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Gabrièle Roy, journaliste stagiaire à La Tribune, a fait l'essai des ballons géants sur le lac des Nations à Sherbrooke.

IMACOM, Julien Chamberland

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Gabrièle Roy
La Tribune

(SHERBROOKE) Avez-vous déjà rêvé de marcher sur l'eau? Et bien, moi je l'ai fait!

Quand je dis marcher sur l'eau, c'est plutôt faire des tourniquets et tomber d'un côté et de l'autre... tout ça en ayant l'air d'un hamster un peu malhabile.

À mon arrivée au Marché de la gare de Sherbrooke, on me demande en riant si j'ai été au gym ou fait de l'exercice aujourd'hui. Les responsables me préviennent que je vais avoir besoin d'énergie pour essayer le ballon géant. Moi qui suis quand même en forme, j'estime qu'on exagère assurément.

Par la suite, on m'indique que dès la première journée officielle des ballons sur l'eau, soit aujourd'hui, les gens pourront réserver 15 minutes d'utilisation au coût de 7 $. Toute de suite, je demande à la responsable si c'est également possible de réserver plus de 15 minutes. «Pourquoi seulement 15 minutes?», dis-je, en pensant tout bas qu'une heure ou deux serait géniale. Avec un grand sourire, elle me répond que je vais comprendre après l'avoir moi-même essayé.

Les deux étudiants qui s'occupent des ballons pendant l'été l'essaient avant moi. Après un peu plus de cinq minutes chacun, ils en ressortent, l'air essoufflés, mais le sourire aux lèvres. C'est maintenant à mon tour!

Sous le soleil d'été brûlant et le souffle du vent qui agite le lac des Nations, je m'élance et entre dans le ballon par l'une des extrémités. Une fois à l'intérieur, la notion du temps et de l'espace ne font plus vraiment partie de mes sens. Ça tourne et ça n'arrête pas de tourner.

Comprenant un peu mieux les mises en garde qu'on m'avait fait, je m'essouffle rapidement. J'ai l'impression d'avoir avancé d'au moins une dizaine de mètres puisque je suis à bout de souffle, mais je n'ai en fait que dérivé quelque peu, tout en tournant sur moi-même. Je ris et m'essouffle de plus en plus en tombant d'un côté et de l'autre.

Après quelques tentatives, je parviens finalement à me relever et c'est la même histoire qui se répète pendant quelques minutes.

Disons simplement que j'étais loin de la réalité en pensant me promener au large en faisant des sourires aux nombreuses personnes qui s'étaient arrêtées pour regarder la nouvelle attraction.

Par contre, ce qui est génial, c'est que tomber ne fait pas mal, puisque le ballon est gonflé d'air, donnant ainsi une bonne protection de coussins. Bien sûr, après un faux pas, il est possible de glisser dans une des deux ouvertures, voilà pourquoi une ceinture de sécurité est remise aux utilisateurs.

Pour avoir un exemple concret, essayez d'imaginer un ballon de plage gonflé qui flotte sur l'eau. Ça tourne, c'est glissant et à moins de le pousser, ça avance seulement avec le courant des vagues. Et bien, c'est exactement cela, mais il y a vous, à l'intérieur, qui court sur place. Un beau défi pour l'été 2015, non?

À ma sortie de l'eau, quelques personnes sont venues me poser des questions sur l'activité qui avaient attiré tant d'attention. Est-ce que ça vaut la peine? Comment avez-vous trouvé ça? Ça a l'air difficile, pensez-vous que je suis capable de le faire? Pour l'avoir essayé, je crois que pratiquement n'importe qui peut le faire en ayant beaucoup de plaisir. Toutefois, ne surestimez pas vos habiletés de hamster, car vous pourriez être surpris.

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