Une frousse pour la popote roulante

La popote roulante de Sherbrooke est passée bien près de devoir mettre un frein... (Archives La Tribune)

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(SHERBROOKE) La popote roulante de Sherbrooke est passée bien près de devoir mettre un frein à ses services.

Après avoir reçu l'information qu'une portion de son financement serait abolie, la popote roulante de Sherbrooke, chapeautée par l'organisme communautaire Sercovie, a appris vendredi matin que les 25 000 $ qui lui était accordés annuellement par le programme Nouveaux Horizons d'Emploi et Développement social Canada seront finalement maintenus.

«C'est un service qui est de plus en plus sollicité, on est très heureux du revirement de situation», a exprimé le directeur général de Sercovie, Rémi Demers.

La popote roulante, un service de repas livrés à la porte de personnes ayant un besoin permanent ou ponctuel de soutien à leur alimentation, avait reçu l'information plus tôt dans le mois que son financement serait aboli puisqu'elle était considérée uniquement comme «un service de santé de base ou de services sociaux aux individus» et non comme une cuisine communautaire, une décision qu'avait décriée le regroupement des popotes roulantes.

«Ce programme nous est indispensable et si l'on ne peut être financé, ce sont beaucoup de popotes qui devront fermer leurs portes», avait alors déclaré la directrice du regroupement, Claudette Coulombe.

C'est un «problème de communication» chez Emploi et Développement social Canada qui serait à l'origine de ce malentendu.

«Heureusement que le regroupement provincial a réagi rapidement, s'est réjoui M. Demers. Les popotes roulantes, c'est bien plus qu'amener un repas à la maison, c'est aussi une vigie pour connaître l'état des personnes à qui on donne le service.»

Nouveaux équipements

Le montant obtenu grâce au programme Nouveaux Horizons est nécessaire au remplacement ou à l'achat de nouveaux équipements pour les cuisines. Le centre de Sercovie a d'ailleurs fait l'objet d'importants travaux d'agrandissement de l'ordre de 3,7 M$, un besoin qui n'est pas unique à l'Estrie, explique M. Demers.

«Chez nous, on parle d'équipements qui peuvent coûter entre 20 000 $ et 50 000 $ parfois. Comme on dit ici, nos chaudrons débordent et je sais que c'est le cas de plusieurs autres popotes à travers le Québec», a-t-il relaté.

En Estrie, ce sont 150 000 repas qui sont livrés par la popote roulante Sercovie chaque année et plus de 3500 personnes âgées vulnérables qui reçoivent le service.

Avec la collaboration de Gabrièle Roy

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