Brompton veut un conseil de quartier

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(SHERBROOKE) Maintenant que le projet de loi privé proposant une réduction du nombre d'élus et d'arrondissements à Sherbrooke a été adopté, les citoyens de Brompton, qui verront leur arrondissement transformé en district, s'en remettent à la création d'un conseil de quartier. Pierre Meese, porte-parole du groupe Contre la disparition de Brompton, a interpellé le maire Bernard Sévigny à ce sujet au conseil municipal la semaine dernière.

«Votre réforme a maintenant le feu vert et la balle est dans votre camp pour prouver que vous aviez raison et que vous faites ça pour le citoyen d'abord. Notre groupe sera toujours là pour nous assurer que les intérêts de Brompton seront bien défendus. Lors des séances de consultation pour la réforme, nous avons soumis l'idée d'instaurer un conseil de quartier à Brompton en suivant le modèle en cours dans la ville de Québec. Ce modèle pourrait être étendu à l'ensemble de la ville. Vous trouviez l'idée bonne. Est-ce toujours le cas? Est-ce envisageable d'instaurer un tel mécanisme dans un avenir rapproché?» a interrogé M. Meese.

Bernard Sévigny s'est montré ouvert à la proposition. «Quand nous avons fait le lac-à-l'épaule sur la réforme de la gouvernance, il y a 33 modifications qui ont été faites au projet de réforme, dont la création de comités de quartier. Ça existe, ça fait partie des éléments qui ont été adoptés par le conseil. La mise en oeuvre, si c'est le souhait de la communauté de Brompton, c'est sûr que ça va se faire. Ça fait partie des éléments considérés et du choix qui avait été fait par le conseil municipal.»

M. Meese aimerait la création d'un conseil avant la fin du présent mandat. «Ça nous permettrait de nous familiariser avec la mécanique et le choc serait moins brutal quand nous passerons dans l'autre arrondissement.»

À Québec, près d'une trentaine de conseils de quartier ont été constitués. Ils sont composés de 11 personnes, soit quatre hommes et quatre femmes élus par la population pour un mandat de deux ans, et trois personnes nommées par les administrateurs élus pour un mandat d'un an. Les conseillers municipaux du district sont membres du conseil d'administration du comité, mais ne possèdent pas de droit de vote.

Pierre Meese a d'ailleurs pris ses informations en échangeant avec la présidente d'un de ces conseils de quartier. «Ils ont un budget de fonctionnement d'environ 1500 $ par année, mais les citoyens qui siègent au conseil sont des bénévoles. Ils peuvent alimenter le conseiller dans ses positions. Ça ferait un peu comme les rencontres citoyennes qu'organise Hélène Dauphinais dans son district. Le conseil de quartier n'a pas de pouvoir décisionnel, mais il permet de donner un peu plus de poids aux idées que si elles étaient lancées de temps en temps au hasard.»

Pour M. Meese, le conseil de quartier ne remplacerait pas celui d'arrondissement, mais constituerait un prix de consolation. «Au moins il y aurait une instance de concertation.»

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